L’opération Groenland Arctic Endurance a été organisée en urgence, « en crash » disent les militaires danois, avec en quelques heures une première projection de force. Les Français ont proposé d’y participer, proposition immédiatement acceptée par Copenhague.
Un petit détachement de chasseurs alpins a donc rejoint le Groenland à bord d’avions militaires danois. Un détachement pour reconnaître l’endroit et les bâtiments qui leur sont affectés.
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Demain vendredi, un second contingent, cette fois d’une trentaine de soldats les rejoindront et les effectifs français pourraient encore grossir dans les jours prochains, avec l’apport de moyens de l’armée de l’Air mais aussi de la Marine nationale, dont l’un des navires devrait venir patrouiller le long des côtes du Groenland.
Quel est l’objectif de cet exercice ?
Arctic Endurance est officiellement un exercice, comme il y en a régulièrement au Groenland notamment dans le cadre de l’Otan, avec les différentes troupes de montagne européennes : chasseurs alpins français, Alpen jäger allemands, des troupes norvégiennes et suédoises, des soldats d’élite taillées pour le climat polaire, en particulier en janvier période la plus froide. Moins un degré à Nuuk ce jeudi matin, c’est relativement clément.
Mais bien sûr le contexte politique fait que cet exercice a tout d’une mission de réassurance, face aux menaces américaines, pilier de l’Otan, c’est donc véritablement historique.
Les Européens veulent afficher leur solidarité avec le Danemark. Raison pour laquelles les soldats arrivent ensemble, c’est un message d’unité. Message de fermeté aussi, l’Europe plante le drapeau au Groenland. Un acte politique qui sera expliqué à la mi journée par le président français Emmanuel Macron lors de ses voeux aux Armées.
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