Si le président américain a adouci la tonalité de ses déclarations, lors du Forum de Davos, en Suisse, jeudi 22 janvier, concernant ses ambitions sur le Groenland, des discussions techniques ont démarré pour qu’un « accord » puisse être trouvé avec le Danemark et les alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), afin de concrétiser ses ambitions. Celles-ci concernent principalement l’ouverture de nouveaux « accès militaires » « sans limite », sur l’île inuite, a précisé Donald Trump à la chaîne Fox News, jeudi soir.
Un « document cadre de travail » a ainsi été rédigé et présenté aux alliés dès jeudi. Les ambassadeurs des pays membres de l’Alliance atlantique ont été « briefés » dans la foulée, confie une source otanienne. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, s’est, pour sa part, entretenu sur le sujet avec la première ministre du Danemark, Mette Fredriksen, vendredi, afin de lui présenter les options sur la table. Donald Trump a déclaré qu’il attendait un retour de ces discussions « sous deux semaines ».
A ce stade, la façon dont ces pourparlers s’inscrivent dans le cadre juridique existant, en vigueur depuis la seconde guerre mondiale, amendé en 2004, demeure floue. Mais, au-delà des postures et après deux semaines de crise, les Américains apparaissent désormais engagés dans un cycle de négociations plus classique, comme le font toutes les puissances militaires pour installer des bases militaires hors de leurs frontières. Des négociations où la présence de soldats est monnayée, parfois au prix fort.
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