Le Musée du Louvre est resté fermé, lundi 26 janvier, pour la quatrième fois depuis le début, à la mi-décembre, de la mobilisation d’une partie de son personnel pour de meilleures conditions de travail, a fait savoir l’établissement à l’Agence France-Presse (AFP).
Fragilisé par le casse du 19 octobre, le musée le plus visité du monde peine à mettre fin à ce conflit social, l’un des plus longs de son histoire, malgré plusieurs séances de négociations avec le ministère de la culture et la direction.
Réunis lundi matin en assemblée générale, au moins 300 salariés ont voté la reconduction de la grève lancée le 15 décembre pour dénoncer les sous-effectifs et les écarts de rémunération avec d’autres agents relevant du ministère de la culture, selon les syndicats CGT et CFDT.
« Ce qu’il nous faut, c’est une volonté politique pour que ces écarts de rémunération soient compensés sans attendre », a déclaré Christian Galani, qui dit vouloir prendre au mot la ministre de la culture, Rachida Dati, laquelle a jugé les revendications des grévistes « légitimes ». « Si nos demandes sont légitimes, il faut qu’elle s’en occupe avant son départ du ministère » pour briguer la Mairie de Paris, a-t-il ajouté.
Pertes de recettes
Selon Valérie Baud, représentante de la CFDT, la direction du Louvre a transmis, dimanche, une « première mouture » de propositions sur les conditions de travail, jugée « insuffisante » par les salariés.
Depuis le début de la mobilisation, le musée a déjà été contraint de fermer totalement à trois reprises et d’ouvrir partiellement ses espaces à trois autres occasions. Même lorsque la grève n’était pas reconduite, les assemblées générales du personnel ont systématiquement retardé d’environ deux heures l’ouverture du musée, au grand dam des touristes massés devant les entrées.
A la mi-janvier, le Louvre avait évalué à « au moins 1 million d’euros » les pertes de recettes liées à ce mouvement social.














