Gérard Depardieu sera jugé en appel du 16 au 20 novembre pour avoir agressé sexuellement deux femmes sur le tournage du film Les Volets verts en 2021, a annoncé, jeudi 19 février, la cour d’appel de Paris.
Au terme d’un procès marqué par des tensions, l’acteur de 77 ans a été condamné, le 13 mai 2025, par le tribunal correctionnel de Paris, à dix-huit mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles. Le tribunal correctionnel a motivé sa condamnation par la constance et la cohérence des propos des plaignantes, alors que les « déclarations de Gérard Depardieu ont évolué significativement entre sa garde à vue et l’audience ».
Le président du tribunal a regretté, lors de la lecture du jugement, « la dureté excessive des débats » de la part de la défense à l’encontre des parties civiles, Amélie, 54 ans alors, et Sarah (prénom modifié), 34 ans alors, respectivement décoratrice et assistante réalisatrice sur le film de Jean Becker. « Les propos de la défense, par leur nature et leur répétition, ont généré chez les parties civiles un préjudice distinct de celui né de la commission de l’infraction », a fait savoir le tribunal, reconnaissant de façon rarissime la victimisation secondaire des plaignantes.
La victimisation secondaire est une double peine pour les victimes de violences sexistes et sexuelles qui, après avoir subi une première agression, sont confrontées à des préjugés, des questions déplacées et des remarques culpabilisantes par des acteurs d’un système judiciaire censé les protéger.
Gérard Depardieu avait été condamné à verser au titre du préjudice moral 4 000 euros de dommages et intérêts à Amélie et 2 000 euros à Sarah. Et encore 1 000 euros à chacune au titre du préjudice de victimisation secondaire.
En plus de la prison avec sursis, le tribunal avait prononcé son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et une peine d’inéligibilité de deux ans, conformément aux réquisitions du parquet.
Cette procédure est distincte de son renvoi devant la cour criminelle départementale de Paris pour viols sur l’actrice Charlotte Arnould, ordonné fin août et dont Gérard Depardieu a fait appel.















