Israël a annoncé, samedi 17 janvier, contester la composition du comité chargé d’administrer la bande de Gaza palestinien, dont la création a été annoncée mercredi par l’Egypte, le Qatar et la Turquie, dans le cadre du plan de paix de Donald Trump.
« L’annonce de la composition du comité directeur de Gaza, qui relève du conseil de la paix [mis sur pied par M. Trump et dirigé par lui-même], n’a pas été coordonnée avec Israël et va à l’encontre de sa politique », affirme un communiqué du bureau du premier ministre, Benyamin Nétanyahou. Ce dernier « a donné instruction au ministre des affaires étrangères de contacter à ce sujet le secrétaire d’Etat » américain, Marco Rubio.
Ce conseil aura pour mission de superviser la phase 2 du plan Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza, après trois mois de fragile cessez-le-feu obtenu sous la pression de Washington. Le président américain, qui a promis le « plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé », considère le conseil de la paix comme un rouage essentiel de sa politique visant à mettre fin à plus de deux ans de bombardements de l’armée israélienne dans le territoire palestinien.
Phase 2 du plan Trump
Après avoir reçu une invitation, le président argentin, Javier Milei, a déclaré que ce serait un « honneur » d’y siéger. Le dirigeant canadien, Mark Carney, aurait également l’intention d’y participer, selon un de ses conseillers. La communication du président turc s’est, elle, contentée de dire que Recep Tayyip Erdogan avait reçu l’invitation et son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, « étudie la question », selon son chef de la diplomatie.
Ces dirigeants sont invités à rejoindre le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qui multiplie les casquettes au sein du gouvernement de Donald Trump, et l’ancien premier ministre britannique Tony Blair, qui a déjà joué les médiateurs au Moyen-Orient.
Le Jihad islamique palestinien a accueilli froidement l’annonce de la constitution d’un conseil de la paix pour Gaza, estimant que ses membres avaient été choisis pour servir les intérêts d’Israël. « Nous avons été surpris par la composition du prétendu “conseil de paix” et par les noms annoncés, choisis selon des critères israéliens et servant les intérêts de l’occupation, ce qui témoigne clairement d’intentions négatives préméditées quant à la mise en œuvre de l’accord » de cessez-le-feu, en vigueur depuis le 10 octobre 2025 dans la bande de Gaza, écrit le Jihad islamique dans un communiqué.











