- Donald Trump a dû être exfiltré après des tirs survenus lors du dîner des correspondants de la Maison Blanche, samedi 25 avril.
- Les premiers éléments de l’enquête indiquent que de hauts responsables de l’équipe de Donald Trump étaient visés.
- Ce n’est pas la première fois que le président américain est ciblé par ce genre d’attaque.
Suivez la couverture complète
Donald Trump président : un an après sa réélection, quel bilan ?
Donald Trump une nouvelle fois visé par des tirs ? Le président américain a été exfiltré en urgence lorsqu’une fusillade est survenue au cours du dîner des correspondants de la Maison-Blanche à Washington samedi 25 avril. L’auteur des tirs, arrêté par les autorités, ne se montre pas particulièrement coopératif, mais les premiers éléments de l’enquête semblent indiquer que des hauts responsables de l’équipe de Donald Trump étaient visés.
Deux tentatives d’assassinat en deux ans
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump échappe de peu à ce type d’attaque. En juillet 2024, les photos d’un Donald Trump à l’oreille ensanglantée avaient fait le tour du monde après des tirs survenus en plein meeting de campagne présidentielle. Mais il s’était rapidement relevé, le poing levé, appelant ses partisans à « se battre »
.
Deux mois plus tard, il avait échappé de peu à une nouvelle attaque ciblée : ses agents du Secret Service avaient ouvert le feu après avoir repéré un fusil sortant des buissons sur le parcours de golf où Donald Trump se trouvait. Le tireur, rapidement arrêté, avait eu l’intention de viser Donald Trump avant de prendre la fuite.
Un président « polarisant »
Pour Alain Frachon, spécialiste des relations internationales, il n’est pas surprenant que Donald Trump soit régulièrement ciblé par de telles attaques : « Trump a fait toute sa carrière politique en polarisant, en divisant les Américains. Il ne cherche pas du tout à rassembler. Il attaque les adversaires, et ceux qui ne sont pas avec lui sont des traîtres. »
Donald Trump sait surtout retourner ces situations à son avantage. En 2024, il s’était présenté comme un miraculé après les tirs survenus à son meeting, déclarant même lors d’une apparition publique suivante : « J’ai pris une balle pour la démocratie. »
Deux heures après la fusillade samedi soir, alors qu’il évoquait l’assassinat d’Abraham Lincoln en 1865, le locataire de la Maison Blanche a estimé être la cible du tireur, en y décelant une forme de distinction. Les présidents « qui ont le plus d’impact »
sont « ceux qu’on vise »
, a-t-il déclaré. « Il vit du spectacle. C’est un génie de la communication politique »
, analyse Alain Frachon. « D’une certaine façon, il se prête à la dramaturgie comme aucun autre président. »
Ces attaques ciblées ont marqué l’histoire des États-Unis : à l’ère moderne, le pays se souvient de l’assassinat du président Kennedy en 1963, touché d’une balle alors qu’il était en déplacement à Dallas. Ronald Reagan avait quant à lui été grièvement blessé en 1981 à quelques mois des élections, devant le même hôtel où se déroulait ce samedi le dîner des correspondants de la Maison Blanche. Au total, 16 présidents américains ont été visés par au moins une tentative d’assassinat.




