- Le conflit au Moyen-Orient est entré ce vendredi dans sa 28ᵉ journée.
- Des frappes d’ampleur ont été menées sur des infrastructures à Téhéran au cours des dernières heures.
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Un mois de guerre au Moyen-Orient
Des attaques iraniennes en Israël, des frappes d’ampleur sur Téhéran, des explosions dans le sud de Beyrouth, une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU annoncée à la demande de Moscou… la nuit de jeudi à vendredi a été marquée par plusieurs étapes importantes dans la guerre au Moyen-Orient.
Voici les derniers événements du conflit, entré vendredi dans son 28ᵉ jour.
Réunion du Conseil de sécurité sur l’Iran à la demande de Moscou
Le Conseil de sécurité de l’ONU va se réunir à huis clos vendredi, à la demande de Moscou, sur la guerre engagée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, selon un représentant russe cité par l’agence Tass. La Russie a demandé une réunion après des frappes israélo-américaines visant des infrastructures civiles en Iran, a déclaré Evgueni Ouspenski, porte-parole du représentant permanent de la Russie auprès de l’ONU.
« La Fédération de Russie a demandé la tenue de consultations à huis clos au Conseil de sécurité de l’ONU en raison des frappes en cours contre des infrastructures civiles en Iran, notamment des établissements éducatifs et de santé »,
a-t-il indiqué, cité par l’agence russe.
Attaques iraniennes en Israël et dans le Golfe
Les Gardiens de la révolution iraniens ont dit vendredi avoir ciblé avec des missiles et des drones des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe, selon une communication relayée par l’agence de presse iranienne Fars.
L’armée idéologique de la République islamique détaille plusieurs frappes en Israël, ainsi que sur des bases américaines aux Émirats arabes unis, Qatar, Koweït et Bahreïn, notamment un hangar de maintenance de systèmes de défense antiaérienne Patriot.
Guerre au Moyen-Orient : le point avec notre équipe à Tel-AvivSource : TF1 Info
Frappes d’ampleur sur Téhéran
L’armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené de nouveau des frappes d’ampleur sur « des infrastructures »
non précisées dans la capitale iranienne, Téhéran, presque un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.
Explosions et frappes dans le sud de Beyrouth
Des explosions ont été entendues par des journalistes AFP et de la fumée vue en provenance de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah.
Selon des médias locaux libanais, cela suivait des frappes israéliennes sur cette zone régulièrement visée depuis le début du conflit.
L’Australie défend ses efforts après les critiques de Trump
L’Australie a défendu vendredi matin ses efforts pour aider les États-Unis et d’autres alliés au Moyen-Orient, à la suite de critiques du président américain qui a qualifié la contribution de Canberra de « pas terrible ».
Donald Trump a exhorté des pays alliés comme la Corée du Sud, le Japon et l’Australie à dépêcher des navires de guerre pour sécuriser les routes cruciales d’approvisionnement en pétrole qui passent par le détroit d’Ormuz.
Le Pentagone envisage de déployer 10.000 soldats en plus
La Maison Blanche et le ministère de la Défense envisagent d’envoyer au moins 10.000 soldats de combat supplémentaires au Moyen-Orient dans les prochains jours, ont indiqué vendredi le Wall Street Journal (WSJ) et le site d’informations Axios.
Il s’agit d’offrir au président Donald Trump davantage d’options militaires, a expliqué le WSJ en citant des responsables du ministère de la Défense alors même que le président a reporté de dix jours son ultimatum de frappes sur le secteur énergétique iranien, assurant que les discussions avec l’Iran, dont la capitale a été de nouveau fortement frappée vendredi matin par Israël, se « passent très bien ».
Cette force, qui comprendrait probablement de l’infanterie et des véhicules blindés, viendrait s’ajouter aux quelque 5.000 Marines et aux milliers de parachutistes de la 82e division aéroportée déjà déployés dans la région, a précisé le WSJ.
« On ignore précisément où les forces se déploieront au Moyen-Orient, mais elles se trouveront vraisemblablement à portée de frappe de l’Iran et de l’île de Kharg, un centre névralgique pour l’exportation de pétrole au large des côtes iraniennes », a ajouté le WSJ.
Trump repousse son ultimatum
Le président américain a repoussé jeudi de dix jours jusqu’au 6 avril son ultimatum avant d’éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran. Il s’agit selon lui d’une « demande du gouvernement iranien ».
Donald Trump n’a pas précisé quelles conditions devaient être remplies d’ici là. Il avait assuré un peu plus tôt que l’Iran était plus désireux que lui de négocier pour mettre fin à la guerre.











