C’était il y a un quart de siècle à la Chambre haute. Lors d’un ultime vote en 2001, la loi dite Taubira était définitivement adoptée Sous les ors du Palais du Luxembourg, le Premier ministre loue un texte essentiel à ses yeux. « [La loi Taubira] témoigne de notre capacité, à certains moments décisifs de notre histoire, à nous retrouver sur l’essentiel », déclare Sébastien Lecornu.
Se souvenir du passé et regarder l’avenir, même si le chef du gouvernement déplore la persistance du racisme plus de 150 ans après l’abolition de l’esclavage, notamment dans la sphère politique.
« Il faut être lucide. Nous l’avons vu récemment avec les attaques odieuses dont ont été la cible certains élus de couleur à l’issue des élections municipales », rappelle le Premier ministre, en référence entre autres au maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko.
À lire aussiChristiane Taubira: «L’esclavage et la traite sont irréparables»
Le président du Sénat pour une réparation des crimes reconnus
Dans un discours assez classique, Sébastien Lecronu évoque aussi l’esclavage moderne. « Le trafic d’êtres humains brise des milliers de vies humaines à travers le monde », souligne le Premier ministre.
Il n’a cependant pas évoqué le sujet toujours attendu par les peuples victimes de la traite négrière, de la réparation. A contrario, le président du Sénat Gérard Larcher l’a évoqué ouvertement. « Les crimes reconnus gagneraient maintenant à être réparés. Il en va du sens de la justice », martèle Gérard Larcher.
Dans aucun discours en revanche, il n’a été question d’une récente résolution du Ghana à l’ONU visant à faire de la traite des Africains le plus grave crime contre l’humanité. La France a choisi de s’abstenir, Paris dit ne pas vouloir créer de hiérarchie.
À lire aussiL’esclavage, un crime contre l’humanité reconnu, mais la question des réparations reste entière




