- La consommation d’alcool pour la Fête de la musique est interdite ce dimanche sur la voie publique dans les 35 départements placés en vigilance rouge canicule.
- Ceux et celles qui ne respecteront pas la règle seront exposés à une amende importante.
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La France frappée par une canicule aussi intense qu’en 2003
Des températures au-delà des 40° le jour d’un événement qui rassemble chaque année des milliers de personnes et des mesures strictes prises en conséquence. Samedi, le gouvernement a annoncé que la consommation d’alcool pour la Fête de la musique serait interdite ce 21 juin sur la voie publique dans les 35 départements placés en vigilance rouge canicule et « consigne »
a été donnée de ne pas en proposer dans les évènements organisés par l’État.
Les préfets des départements concernés ont rédigé et fait publier des arrêtés en ce sens en urgence, avec des interdictions courant depuis ce dimanche matin 7h et jusqu’à 7 h lundi matin. Et si la règle n’est pas respectée, les sanctions seront sévères. À Paris, placés en vigilance rouge « canicule extrême »
à partir de midi, comme dans les autres villes concernées, les contrevenants s’exposent en effet à une amende de 4ᵉ classe, soit 135 euros.
Tout type d’alcool concerné
Quels sont alors les liquides concernés ? Toutes les boissons des catégories 3 à 5 telles que répertoriées sur le site de Légifrance (nouvelle fenêtre), soit les boissons alcoolisées, sont visées par la mesure.
La catégorie 3 regroupe notamment le vin, la bière, le cidre, le poiré, ou les liqueurs de fruits ne titrant pas plus de 18 degrés d’alcool pur. La catégorie 4 contient : le rhum, les alcools provenant de la distillation des vins, cidres, poirés ou fruits notamment. La catégorie 5, « tous les autres types de boissons alcooliques »,
appelés aussi alcools forts.
Policiers et organisateurs doivent gérer
C’est pour entre autres « préserver les services de secours et de soins et de permettre aux soignants de se concentrer sur la prise en charge des personnes les plus vulnérables »
que le gouvernement a pris cette décision à la veille de la fête. Il laisse aux organisateurs d’événements le soin « d’adapter localement les festivités aux conséquences »
de cet épisode.
Du côté des cafés comme des policiers, la gestion ne sera pas simple. « Si un client nous achète une bière pour la boire en terrasse et qu’il part avec, nous ne pourrons rien faire »
, constate auprès de TF1 le gérant d’un café du 11ᵉ arrondissement. Et d’ajouter : « Nous espérons que la sanction ne nous retombera pas dessus. »
« Ça va être difficile de courir après toutes les personnes qui ont un verre à la main car nous avons beaucoup de choses déjà à gérer sur la voie publique. Mais nous agirons bien sûr comme on nous l’a demandé »,
confie un policier à notre rédaction. « Impossible pour nous d’aller renifler toutes les bouteilles pour vérifier si c’est de l’eau, du sirop ou de l’alcool qu’elles contiennent, il est évident que certains vont feinter sur les contenus des contenants »,
regrette un autre.
Le préfet de police de Paris s’exprimera en fin de journée
« En période de canicule rouge, les autorités médicales recommandent d’éviter totalement la consommation d’alcool. Celle-ci aggrave en effet la déshydratation en augmentant les pertes d’eau par les urines et altère les mécanismes naturels de régulation thermique du corps, multipliant ainsi le risque de coup de chaleur »
, rappelle la préfecture de police de Paris dans l’arrêté publié samedi soir.
Patrice Faure, préfet de police de la capitale, ira à la rencontre des effectifs mobilisés ce dimanche soir avant de tenir un point presse. Il fera le point notamment « sur les mesures de prévention, de sécurité et d’accompagnement mises en place pour assurer le bon déroulement des festivités ».
D’autres préfets devraient s’exprimer sur le sujet dans la journée.











