- Le 7 janvier 2005, un cadavre était retrouvé dans un bidon en Moselle, identifié en avril dernier comme celui de Hakima Boukerouis.
- Soupçonné de l’avoir tuée, son mari, interpellé en juin 2025, vient d’avouer le meurtre.
- Il a également révélé avoir tué son propre fils, né d’une précédente union.
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Il aura fallu attendre plus de vingt ans pour identifier la victime et pour que l’auteur des faits passe aux aveux. Début juin 2026, le mari d’Hakima Boukerouis, dont le cadavre, alors non identifié, avait été retrouvé en 2005 dans un bidon en Moselle, a avoué l’avoir tuée et révélé avoir également assassiné son propre fils, a indiqué ce mardi 23 juin le procureur de Metz, David Touvet.
Le suspect, aujourd’hui âgé de 78 ans, avait été interpellé en juin 2025 grâce à des recherches sur l’ADN de la victime, dont l’identité était restée un mystère pendant 20 ans. Cet individu, nommé Saïd Lalaouna, qui avait d’abord affirmé avoir eu recours à un tiers pour r « faire du mal »
à son épouse, a finalement reconnu, lors d’un nouvel interrogatoire le 9 juin, avoir tué son épouse et un fils, né en 1974, qu’il avait eu d’une précédente union.
Il a justifié le double meurtre par « leur relation adultérine »
, indique le procureur. Une des nièces du suspect, « mise en cause par ce dernier pour son implication dans les faits »
, a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour complicité de meurtre, a précisé le magistrat.
Le corps portait des lésions à l’arme blanche
Le corps d’Hakima Boukerouis, dite la « femme du tonneau »,
avait été retrouvé le 7 janvier 2005 sur le bord d’une route forestière de Saint-Quirin, près de Sarrebourg (Moselle). Il portait des lésions d’armes blanches, avait indiqué le parquet à l’époque.
Le cadavre était dissimulé dans un tonneau en plastique de récupération d’eau de pluie, emballé dans des sacs-poubelles noirs ficelés à l’aide de cordelettes, selon le signalement de l’organisme de coopération policière internationale Interpol.
« Le même tonneau avait été vu mi-octobre 2004 flottant dans la rivière Sarre rouge »
, peut-on également lire sur cette fiche.
La victime, née en avril 1970 en Algérie, est morte entre septembre et octobre 2004. Son mari, lui aussi originaire d’Algérie, avait continué de la déclarer aux impôts après sa disparition, a précisé le procureur.
Placé en détention provisoire en 2025 après avoir été interrogé une première fois, il avait été libéré pour raisons médicales. Le procureur n’a pas précisé s’il a été à nouveau placé en détention après être passé aux aveux.




