L’affrontement décisif – et annoncé serré – n’est pas passé loin d’une correction, infligée par l’équipe de France de handball à la sélection portugaise (46-38), samedi 24 janvier, à Herning (Danemark). Blessés par leur première défaite encaissée dans cet Euro 2026, jeudi, et dont le résultat en faveur des Danois ne reflétait pas leur niveau de jeu réel (29-32), les Bleus ont fait étalage de leur force offensive et repris de la confiance face au Portugal.
Habituellement guidée par les jeunes frères Francisco et Martim Costa – respectivement 20 et 23 ans –, la formation lusitanienne a affiché une rare imprécision aux tirs. Combinée à sa fébrilité défensive, celle-ci a offert à Dika Mem (8 buts), Ludovic Fabregas (6 buts) et consorts, un terrain de jeu idéal. Ainsi, les Bleus affichaient une large avance à la mi-temps (28-15), préservée malgré une seconde période plus disputée.
En phase de contre ou sur des attaques placées, les hommes du sélectionneur Guillaume Gille ont su prendre à défaut une équipe portugaise sur courant alternatif. Une irrégularité déjà aperçue lors du tour préliminaire, lorsque ces nouveaux prétendants au titre – quatrièmes du Mondial 2025, battus lors de la petite finale par les Français – avaient été neutralisés par la Macédoine du Nord (29-29), avant de faire tomber le Danemark (31-29), champion olympique et mondial.
« On garde les cartes entre nos mains »
Ce succès décousu des Bleus aura aussi été l’occasion pour plusieurs cadres du vestiaire de se remettre en valeur. Elohim Prandi, pointé du doigt lors du précédent match, a notamment su relever la tête : « Je suis content de ce que j’ai pu produire pour l’équipe, confirmait l’arrière gauche au micro de BeIN Sports. On avait à cœur de se rattraper contre le Portugal, c’était à la vie, à la mort. En les battant, aujourd’hui, on garde les cartes entre nos mains. »
Provisoirement deuxième d’un groupe particulièrement dense, l’équipe de France devra maintenir son cap contre l’Espagne, lundi 26 janvier, puis face à l’Allemagne, mercredi 28 janvier. Deux matchs primordiaux, qui détermineront la qualification, ou non, des Bleus pour les demi-finales de la compétition. Pour y parvenir, les joueurs de Guillaume Gille devront terminer à l’une des deux premières places de leur poule.
« On voit encore les montagnes qui se profilent, et la difficulté pour poursuivre ce parcours », résumait le sélectionneur sur BeIN Sports. En cas d’accession au dernier carré, ce qui est loin d’être acquis, la demi-finale pourrait presque permettre aux Bleus, tenants du titre, de souffler un peu face à un adversaire moins coriace. En effet, dans l’autre groupe du tour principal, moins relevé, la Slovénie, l’Islande, la Croatie et la Suède se livrent bataille pour les deux places qualificatives.













