Les milices amharas reçoivent des renseignements et du soutien logistique venant des rebelles du Tigré et des Érythréens, accuse le bureau de paix et de sécurité de la région Amhara, rattaché au gouvernement fédéral. Les milices de la région Amhara, aussi appelées Fano ont repris des villes stratégiques. Pour les autorités fédérales, cela résulte d’une concertation entre les différentes factions rebelles.
Les rebelles amharas et tigréens ont été adversaires pendant la guerre au Tigré entre 2021 et 2022, mais leurs intérêts convergent aujourd’hui, quand il s’agit de lutter contre le gouvernement fédéral. Selon plusieurs analystes, ces alliances existent bien, de manière très circonstancielle et localisée. Mais les milices restent fragmentées et peu coordonnées.
Les avancées rebelles en région Amhara ont aussi été permises par le retrait des troupes fédérales parties se redéployer au Tigré. De son côté, le président du mouvement rebelle du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) réfute ces allégations. Selon lui, le gouvernement prépare une guerre d’ampleur dans la région. Aujourd’hui, le président du mouvement a renouvelé son appel à la communauté internationale et dit qu’il « ne restera pas les bras croisés » si l’accord de paix signé en 2022 n’est pas respecté.
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