Dans leurs conclusions, les parlementaires américains affirment une nouvelle fois que les chrétiens seraient les principales victimes des violences au Nigeria, une situation qu’ils qualifient de « persécutions ». Dans cette feuille de route, des « actions concrètes » seraient mises en place pour y « mettre fin », explique le député Riley Moore sur son compte X (anciennement Twitter).
Le rapport met notamment en cause les « milices peules », accusées d’être impliquées dans ces violences. Les élus recommandent leur désarmement ainsi que leur réhabilitation.
Les auteurs du rapport accusent également des acteurs chinois de financer certains groupes armés, afin de faciliter l’exploitation illégale de gisements miniers dans le nord-ouest du Nigeria.
Dans ce contexte, un représentant du département du Trésor américain se trouve actuellement dans le pays pour discuter de la lutte contre le financement du terrorisme.
À lire aussiÉtats-Unis: le congrès débat sur les accusations de persécutions religieuses portées contre le Nigeria
« Faire taire les minorités chrétiennes »
Les parlementaires américains réclament par ailleurs l’abrogation de la loi islamique, en vigueur dans plusieurs États à majorité musulmane du nord du Nigeria, où elle coexiste avec le droit commun. Ils estiment notamment que les lois sur le blasphème sont utilisées « pour faire taire et viser les minorités chrétiennes » dans ces régions.
Enfin, les élus américains préconisent un renforcement de la coopération du Nigeria avec ses partenaires internationaux, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Depuis octobre 2025, Washington a replacé Abuja sur sa liste « particulièrement préoccupante » en matière de liberté religieuse. L’ambassadrice américaine à l’ONU affirme que 80 % des violences contre les chrétiens mondiaux se concentreraient au Nigeria.
À écouter aussiLes conflits au Nigeria «ne sont pas fondamentalement d’ordre confessionnels»
















