Le bureau du procureur général du Maine a indiqué qu’un agent de l’ICE « menait une opération d’interpellation liée à une décision définitive d’expulsion lorsque la personne visée a tenté de prendre la fuite au volant d’un véhicule en direction de l’agent, qui a alors ouvert le feu, la blessant mortellement ». Il a ajouté que le policier serait placé en congé administratif, conformément au protocole applicable après une fusillade impliquant un membre des forces de l’ordre.
Le FBI avait auparavant indiqué avoir ouvert une enquête. La gouverneure du Maine, Janet Mills, a indiqué que la police de l’État travaillait avec les autorités fédérales pour déterminer les circonstances de l’incident.
Un témoin, Lucas Scott, a déclaré aux médias locaux avoir entendu au moins quatre coups de feu après avoir vu plusieurs agents de l’ICE encercler une berline blanche.
Deux associations, la Maine Immigrants’ Rights Coalition et Presente Maine, qui ont conjointement identifié la victime, ont indiqué que l’homme était autorisé à travailler aux États-Unis.
« Nous ne laisserons pas cette mort être réduite à une simple note de bas de page dans les statistiques de cette administration », a déclaré Crystal Cron, directrice exécutive de Presente Maine.
Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l’ICE, n’a pas immédiatement commenté. Le sénateur du Maine Angus King a déclaré aux journalistes avoir appris du secrétaire d’État à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin, avec lequel il s’est entretenu, que la victime faisait l’objet d’un mandat d’arrêt lié à son statut migratoire. M. King a réclamé une « enquête complète, transparente et ouverte ».
Des manifestants se rassemblent près du lieu d’une fusillade impliquant les services de l’Immigration et des Douanes des États-Unis (ICE), le lundi 13 juillet 2026, à Biddeford, dans le Maine.
Des images de la scène dans les médias montraient un périmètre de sécurité établi dans une rue résidentielle, avec un véhicule de la police scientifique stationné à côté d’une tente rouge. Des manifestants ont défilé dans le secteur avec des pancartes proclamant « ICE dehors ! » avant de se rassembler devant les bureaux de l’autre sénatrice du Maine, Susan Collins, membre du Parti républicain.
« Une personne est morte, et ses proches ainsi que les habitants de notre communauté méritent des réponses claires sur ce qui s’est passé », a déclaré le maire de Biddeford, Liam LaFountain, dans un communiqué. « Je mesure la peur et l’incertitude qu’un incident d’une telle ampleur a suscitées dans notre ville », a-t-il ajouté.
Chargés de mettre en œuvre la campagne d’expulsions massives voulue par Donald Trump, les agents de l’ICE, lourdement armés et le plus souvent masqués, font l’objet de critiques à travers le pays en raison de leurs méthodes jugées agressives, ainsi qu’après la mort par balle de deux citoyens américains à Minneapolis cette année.
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Mexicain tué par l’ICE à Houston: le FBI accusé de cacher des preuves
Une semaine après la mort d’un ressortissant mexicain de 52 ans, tué par l’ICE, la police de l’immigration, à Houston, au Texas, l’affaire continue à faire des remous. Selon le département de la Sécurité intérieure, l’homme aurait « refusé d’obtempérer lors d’une opération de contrôle ». Mais les doutes planent sur les circonstances exactes de sa mort. Et les autorités locales accusent le FBI de leur refuser l’accès aux preuves.
Les autorités de Houston réclament en priorité l’accès à la camionnette que Lorenzo Salgado Araujo conduisait lorsqu’il a été abattu. Mais à en croire le procureur, les seuls éléments dont il dispose sont ceux que les autorités fédérales veulent bien partager sur les réseaux sociaux.
Le véhicule pourrait pourtant aider à faire toute la lumière sur ce décès, le troisième causé par l’ICE depuis le début de l’année. D’autant que le département de la Sécurité intérieure n’a pas diffusé les images de la fusillade, et aucun des agents ne disposait de caméra corporelle.
Selon la version officielle, le ressortissant mexicain aurait percuté la voiture de la police de l’immigration et tenté de renverser un agent. Une version contredite par les témoignages des trois compagnons de la victime, interpellés lors de l’opération et toujours placés en détention. D’après eux, ce sont les agents fédéraux qui ont percuté la camionnette et le coup de feu a été tiré alors qu’elle était déjà à l’arrêt. Mais sans accès à la camionnette, aux témoins et au corps, déjà récupéré par les pompes funèbres, difficile pour les autorités locales de tirer l’affaire au clair.
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