lundi, octobre 5

  • L’avocat de Christa Pike, la condamnée qui a survécu à deux injections létales aux États-Unis, a donné de ses nouvelles ce dimanche.
  • Elle est toujours dans un état critique et sous assistance respiratoire.
  • « Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours », a encore précisé Stephen Ferrell.

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Son état de santé est toujours incertain. La condamnée qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, Christa Pike, se trouvait toujours dans un état critique et sous assistance respiratoire, son pronostic vital étant encore inconnu, a affirmé ce dimanche 4 octobre sur CNN l’un de ses avocats, Stephen Ferrell. « Elle est toujours hospitalisée, sous assistance respiratoire et dans un état critique. Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours », a-t-il déclaré.

L’avocat a précisé ne pas avoir pu rendre visite à sa cliente, âgée de 50 ans, à l’hôpital où les médecins tentent toujours de retirer de son organisme les deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, qui lui ont été administrées.

Stephen Ferrell continue d’appeler le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, à commuer sa peine. « À tout le moins, le gouverneur devrait commuer la peine de Mme Pike en prison à vie », a-t-il dit, estimant qu’elle a subi du fait de cette exécution ratée « une grave torture mentale et physique ». L’exécution ratée mercredi soir de Christa Pike, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans au Tennessee (sud), a relancé les interrogations sur l’application de la peine capitale aux États-Unis.

Le gouverneur, qui a ordonné jeudi la suspension des exécutions dans l’État et une enquête indépendante sur l’échec de celle de Christa Pike, a annoncé samedi avoir accepté la démission du chef de l’administration pénitentiaire du Tennessee (TDOC).

« Une exécution ratée sans comparaison »

L’administration pénitentiaire a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l’État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l’époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.

L’observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), a dénoncé jeudi « une exécution ratée sans comparaison à l’époque moderne », soulignant que Christa Pike est « la première personne à survivre à l’injection de doses létales de produits utilisés pour les exécutions ». 

Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, alors qu’elle-même avait 18 ans. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.

La rédaction de TF1info avec AFP

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