Trente et une violations du droit international humanitaire ont été documentées entre janvier et juin. Le BCNUDH recense notamment dix attaques contre des hôpitaux, une contre une école, dix-sept contre des personnes protégées et trois visant des sites protégés.
À ces attaques s’ajoutent les menaces, les enlèvements, les pillages et les braquages visant le personnel ou les biens humanitaires.
Des membres de MSF menacés
Le 1er mai, à Kalambi, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, dix membres de Médecins sans frontières ont été menacés alors qu’ils se rendaient de Bukavu vers Mwenga pour évaluer les besoins sanitaires. L’équipe a été temporairement empêchée de poursuivre sa route. MSF a ensuite suspendu ses activités à Mwenga-centre et renoncé à se déployer vers Kamituga et Kitutu.
Le rapport cite également les barrières illégales, les restrictions de circulation, la taxation des importations humanitaires et la lourdeur des autorisations administratives.
Dans un contexte de baisse des financements, chaque mission annulée retarde les soins et l’assistance destinés aux populations affectées par le conflit, dit le responsable d’une ONG dont les membres ont également été pris pour cible.
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