Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau
Situation inextricable en Andalousie dans la foulée des législatives régionales : les conservateurs ont certes gagné avec brio, en obtenant 53 sièges, mais ils demeurent à 2 députés de la majorité absolue. Ce qui veut dire que Bonilla Moreno, le leader de droite libérale, sera dépendant d’une certaine manière de l’extrême droite.
C’est une victoire amère pour le jeune et modéré Juan Manuel Bonilla Moreno : celui qui était déjà au pouvoir depuis 4 ans a certes emporté ce scrutin régional avec brio, mais comme il n’obtient pas la majorité absolue, il est face à une situation difficile. Il sait d’avance qu’il ne pourra pas gouverner avec les trois formations de gauche. Il se retrouve donc à la merci de Vox, l’extrême droite. Et cela, il n’en veut pas.
« Jusqu’au bout, je vais tenter, je vais travailler de toutes mes forces pour gouverner en solitaire. Je ne veux aucun type d’empêchements et de conditionnements de la part de Vox. Je le dis clairement. Je n’ai aucun intérêt à gouverner avec Vox », a-t-il déclaré.
Certes, ce libéral modéré ne veut pas s’allier avec l’extrême droite qui pourrait lui mettre des bâtons dans les roues, le forcer à appliquer la préférence nationale contre les immigrés, et à refuser les aides pour les étrangers. Mais la réalité est qu’en gouvernant en minorité, il ne va plus pouvoir gouverner comme il le faisait jusqu’alors.
À lire aussiEspagne: des élections en Andalousie à valeur de test pour le Premier ministre Pedro Sanchez




