- Ce mercredi, le très grand télescope de l’Observatoire européen austral (ESO), au Chili, « a détecté des raies spectrales », confirmant l’impact entre l’étage supérieur d’une fusée SpaceX et la Lune.
- La Nasa, avec sa sonde spatiale Lunar Reconnaissance Orbiter, a prévu de capturer des images du site de l’impact, mais les informations pourraient mettre plusieurs jours à nous parvenir.
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L’étage supérieur d’une fusée de SpaceX s’est bien écrasé sur la Lune, ont confirmé des scientifiques, mercredi 5 août, en se basant sur des observations réalisées avec un télescope au Chili qui a capté des preuves d’un nuage de débris. La collision, qui n’était pas intentionnelle, devrait avoir créé un cratère à la surface lunaire que les agences spatiales, dont la Nasa, espèrent documenter.
Les scientifiques estimaient que l’étage supérieur de la fusée Falcon 9, de la taille d’un bus, allait frapper la surface de la Lune à approximativement 8h35 mercredi (heure de Paris). Ce qui s’est effectivement produit.
« Des empreintes chimiques » détectées
Le très grand télescope de l’Observatoire européen austral (ESO), situé au Chili, « a détecté des raies spectrales »
, a annoncé l’observatoire dans une publication sur les réseaux sociaux : « des empreintes chimiques »
de « sodium et de lithium dans le panache d’impact, qui a duré de cinq à dix minutes après la collision »
. « Le sodium provient probablement du sol lunaire, tandis que le lithium pourrait provenir de la fusée elle-même »
, a détaillé l’ESO.
Benjamin Fernando, chercheur au Laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique (sud-ouest des États-Unis) et auteur principal d’une récente étude consacrée à cette collision attendue, a également confirmé auprès de l’AFP que l’impact s’était produit.
En supposant que tout le carburant avait été consommé, les auteurs de l’étude estimaient que l’engin pesait environ quatre tonnes et devait, à une vitesse de 8.690 km/h, s’écraser près du cratère Einstein, dans l’hémisphère nord de la Lune.
La Nasa et sa sonde spatiale Lunar Reconnaissance Orbiter ont prévu de capturer des images du site de l’impact, tout comme la Corée du Sud avec sa sonde Pathfinder Lunar Orbiter. Mais les informations pourraient mettre plusieurs jours à nous parvenir. « Les scientifiques de la Nasa prévoient de collecter des données lunaires de cet événement pour affiner les techniques de suivi d’objets dans l’espace »
, a par ailleurs indiqué l’agence américaine.
La rédaction de TF1info avec AFP











