- Si les familles épargnent pour leurs enfants, les disparités sont marquées.
- Ainsi, 55% des 0-17 ans ont un produit d’épargne mais 40% des enfants modestes n’ont aucune épargne jusqu’à 16-17 ans, révèle une étude de l’Ined publiée ce mercredi.
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Bien gérer son épargne
Les Français n’épargnent pas seulement pour eux, mais aussi pour leurs enfants. Toutefois, les inégalités sont visibles dès le plus jeune âge. À peine nés, certains ont déjà beaucoup plus que d’autres : 74% de l’épargne totale chez les enfants est détenue par 10% d’entre eux. Cependant, un grand nombre de Français épargnent pour leurs enfants, comme le montre une étude de l’Ined parue ce mercredi 26 novembre 2025.
« J’ai déjà un premier livret pour ma fille et on essaie un peu de mettre 50 euros par mois éventuellement pour le faire grossir petit à petit
« , livre ainsi un père de famille interrogé par LCI. « Mes parents avaient mis de l’argent de côté. Je ne sais pas exactement combien ça représentait. En tout cas, en démarrant ma vie étudiante, j’avais à peu près 10.000 euros sur un compte
« , témoigne une jeune femme.
L’étude de l’Ined dévoile ainsi qu’un peu plus de la majorité des mineurs ont un produit d’épargne, tandis que 40% des enfants modestes n’ont aucune épargne jusqu’à leurs 16-17 ans. « C’est évident que les montants sont plus élevés dans les familles qui ont le plus d’argent. Il est absolument évident que l’épargne va être un élément de reproduction sociale. (…) Cette étude confirme que le réflexe d’épargne est devenu un pilier de la vie économique de l’ensemble des Français
« , souligne l’éditorialiste économie, Nicolas Doze, sur LCI.
La taille de la fratrie constitue également un facteur déterminant, car, à caractéristiques égales, l’épargne par tête diminue avec le nombre d’enfants. Un enfant seul dispose ainsi d’une épargne de 3.100 euros alors que ce montant tombe à 2.640 euros avec un frère ou une sœur, et à 1.340 euros pour les fratries de plus de quatre enfants.










