L’état de santé de l’enseignante poignardée au début du mois par un élève à Sanary-sur-Mer (Var) « s’améliore progressivement », a affirmé mercredi au Sénat le ministre de l’Éducation Édouard Geffray.
« On continue évidemment à avoir un suivi très attentif », a assuré le ministre lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat.
Le pronostic vital de cette professeure d’arts plastiques de 60 ans agressée le 3 février était toujours engagé la semaine dernière, indiquait le procureur de Toulon.
Elle avait été poignardée à quatre reprises lors d’une pause en classe par un élève de 3e âgé de 14 ans. L’adolescent a été mis en examen et placé en détention provisoire.
Face « à la montée des faits d’extrême violence, pour moi il y a deux réponses », a expliqué M. Geffray.
« Celle de la fermeté absolue », avec notamment des contrôles et des fouilles des sacs aux alentours des établissements. Il y avait « 1.500 contrôles par mois jusqu’à présent », qui ont été « densifiés depuis 10 jours », a-t-il précisé.
« Il faut restaurer un tabou. Ce tabou, c’est qu’on ne touche pas à un personnel de l’Éducation nationale », a-t-il répété. « Ce n’est pas négociable et ceux qui le font doivent être sanctionnés. »
« L’autre élément, c’est évidemment la jambe éducative », a-t-il poursuivi. « Il faut qu’il y ait une action main dans la main, ça s’appelle la co-éducation avec les parents », a-t-il ajouté, rappelant qu’il avait envoyé la semaine dernière une lettre aux parents les appelant à un « sursaut collectif ».
« Si l’un des deux maillons de la chaîne lâche, c’est la chaîne éducative qui lâche », a-t-il conclu.
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