Avec notre correspondante à Pékin, Clea Broadhurst
Sur le terrain, ce basculement se traduit déjà par une accélération très concrète des projets. En Algérie, les entreprises chinoises sont solidement implantées : partenariat historique avec Sinopec, investissements dans le raffinage et projets d’infrastructures portuaires comme le mégaport de Cherchell. Ce dernier est appelé à devenir un point d’ancrage stratégique en Méditerranée.
Plus à l’ouest, le Maroc s’impose comme une pièce maîtresse de la transition énergétique. Pékin y mise sur les batteries pour véhicules électriques, avec notamment une giga-usine à Kénitra. Un choix loin d’être anodin : le royaume dispose d’accords de libre-échange avec l’Union européenne et les États-Unis, offrant aux industriels chinois un accès facilité aux marchés occidentaux.
En Égypte, la stratégie est double : production et logistique. Dans la zone du canal de Suez, la Chine investit dans le solaire et le stockage d’énergie, tout en développant une base industrielle capable d’exporter vers l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.
Chaque pays remplit ainsi une fonction précise dans une stratégie de diversification devenue urgente. Car au-delà des volumes, l’objectif est clair : construire un système énergétique plus résilient, capable d’absorber les chocs – et de préparer la transition vers des énergies moins carbonées.
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