Un moment d’émotion sous un soleil de plomb : Emmanuel Macron est arrivé au mémorial sur les hauteurs d’Erevan, la capitale de l’Arménie, aux côtés du président Vahagn Khatchatourian, au son de l’orchestre de l’état-major général de l’armée avec, derrière eux, les membres de la délégation française et des ministres arméniens.
Les deux présidents se sont recueillis devant la flamme du mémorial et des œillets blancs ont été déposés en hommage aux victimes du génocide arménien. Puis, Emmanuel Macron a rempli le livre d’or avec ces mots : « Mémoire et tombeaux face à l’imprescriptible pour que résonne chaque nom et pour que l’oubli s’éloigne. » En 2018 déjà, le chef d’État était venu au mémorial. La France commémore chaque année le génocide arménien le 24 avril, note notre envoyée spéciale à Erevan, Valérie Gas.
Après un diner d’État très convivial et détendu mardi 4 mai, au cours duquel Emmanuel Macron a même poussé la chansonnette en fin de soirée en interprétant « La Bohème », un titre du plus arménien des Français, Charles Aznavour, accompagné à la batterie par le Premier ministre Nikol Pachinian, qui est batteur dans un groupe de variété jazz. Charles Aznavour, décédé en 2018 à 94 ans, était le fils d’immigrés arméniens venus s’installer en France.
Le président français achève donc ce mardi sa visite d’État en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d’un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense, rappelle l’AFP. La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux États-Unis – 400 000 personnes –, a une longue histoire d’amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d’habitants.
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