L’horizon d’une guerre entre Damas et les forces kurdes s’éloigne. Le gouvernement de transition syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) ont annoncé, vendredi 30 janvier, un accord global pour l’intégration progressive des forces militaires et de l’administration de la zone autonome kurde au sein de l’Etat syrien. Il s’agit d’une victoire pour Damas, qui restaure son autorité sur les territoires administrés par les FDS et enterre le rêve d’une autonomie kurde au Rojava. Les Kurdes obtiennent néanmoins des avancées majeures en matière d’autonomie locale et de droits nationaux.
Sur X, Elham Ahmed, une haute dirigeante de l’administration autonome kurde, a exprimé sa « profonde gratitude aux médiateurs », notamment « les Etats-Unis et la France, qui ont déployé des efforts considérables » afin de parvenir à cet accord. Les Etats-Unis ont salué une « étape historique » dans l’unification de la Syrie. La France, par la voix du président Emmanuel Macron, a « félicité » les deux parties et affirmé qu’elle « appuiera pleinement » la mise en œuvre de l’accord. « Nous espérons [que cet accord] servira de cadre à la reconstruction d’une Syrie unifiée, à la sauvegarde des droits du peuple kurde et de tous les autres groupes dans la future Constitution », a appelé le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, qui a aussi joué un rôle crucial dans la médiation.
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