Plusieurs personnes sont mortes cette semaine lors d’un glissement de terrain survenu mercredi 28 janvier dans la mine de Rubaya, située dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon les premières informations, un pan de colline de la zone minière, qui s’étend sur quelques dizaines de kilomètres carrés, s’est détaché mercredi après-midi. Un autre glissement de terrain est survenu jeudi matin. Le mouvement rebelle de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), piloté par le Rwanda voisin et qui contrôle la région, dénombre plus de 200 morts ainsi qu’une vingtaine de blessés hospitalisés – le dernier bilan, diffusé vendredi soir, était encore provisoire.
La cité minière de Rubaya, qui produit 15 % à 30 % du coltan mondial, est tombée aux mains des rebelles en avril 2024. Ravagé par les conflits depuis trente ans, l’est de la RDC détiendrait entre 60 % et 80 % des réserves mondiales de ce minerai dont est issu le tantale, essentiel à la fabrication des équipements électroniques modernes.
Le site abritant des mineurs artisanaux est situé à environ 70 kilomètres à l’ouest de la grande ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et également sous le contrôle du M23 depuis janvier 2025.
















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