Quatre ressortissants étrangers, dont la nationalité n’a pas été précisée, ont été arrêtés en Iran « lors d’un raid » dans la province de Téhéran pour « participation aux émeutes », a fait savoir la télévision d’Etat, lundi 2 février, alors que le pays a été secoué en janvier par un mouvement de contestation. La date de ces arrestations n’est pas précisée. Le 24 janvier, l’agence de presse officielle IRNA avait rapporté l’arrestation de deux ressortissants étrangers, cette fois dans l’ouest du pays.
« Lors de la fouille du sac de l’un des suspects, quatre grenades assourdissantes artisanales, utilisées lors des émeutes et des troubles dans la zone, ont été découvertes », selon la même source.
Les autorités iraniennes accusent Israël et les Etats-Unis d’avoir été impliqués dans ces émeutes qui ont fait des milliers de morts. Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency, établie aux Etats-Unis, plus de 42 000 personnes ont été arrêtées lors du mouvement. Elle a par ailleurs pu confirmer 6 842 morts, dont une majorité de manifestants. Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17 000 corps en cours d’examen, écrit l’organisation.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de milliers de personnes mais affirment que la grande majorité d’entre elles étaient des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes ».
La présidence a publié dimanche les noms de 2 986 personnes tuées pendant les manifestations sur une liste de 3 117 morts. Cent trente et une victimes n’ont pas encore été identifiées, selon un communiqué.












