Pour le sixième jour consécutif, vendredi 2 janvier, certaines villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations contre la République islamique, dont Zahedan, la capitale de la province du Sistan-et-Baloutchistan, située dans le sud-est de l’Iran. Ce nouveau mouvement de contestation, qui visait initialement la dévaluation rapide de la monnaie, le rial, face au dollar et à l’euro, a très rapidement pris une tournure politique, les slogans appelant à la fin de la République islamique.
Déclenchée le 28 décembre 2025 à l’initiative des commerçants du bazar de Téhéran, la contestation s’est depuis étendue à des villes plus petites et mobilise désormais une partie des populations les plus défavorisées et marginalisées par le pouvoir central. Les protestations, encore dispersées et d’ampleur limitée, s’étendent à au moins 32 villes du pays.
La répression, au début contenue, notamment dans les grandes villes comme Téhéran et Chiraz, s’est intensifiée à mesure que le mouvement s’est propagé aux villes éloignées du centre. Au moins huit manifestants ont été tués par les forces de l’ordre, selon le Center for Human Rights in Iran, des hommes entre 15 et 37 ans, tués dans les provinces du Fars (sud), Lorestan (ouest), Ispahan (centre), Tchaharmahal-et-Bakhtiari (sud-ouest). Jusqu’au 1er janvier, au moins 119 citoyens ont été arrêtés et 33 autres ont été blessés, rapporte le Centre de statistiques des défenseurs des droits humains en Iran (HRANA). Les chiffres réels sont vraisemblablement bien plus élevés.
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