En interne, les salariés de Louvre Hôtels l’appellent le « vert Shreck ». Cette teinte fluo pomme granny était emblématique des Campanile, ces hôtels de bord de route qui ont fleuri en France entre les années 1980 et 2000, et dont l’image n’a pas bien vieilli. Deuxième groupe hôtelier en France, Louvre Hôtels, qui possède, outre Campanile, les Kyriad et les Première Classe, a décidé de se débarrasser de ce « vert Shreck », à l’occasion d’un vaste plan de rénovations. Au total, ses 160 hôtels « filiales » en France auront été rénovés entre 2024 et 2027, pour un montant d’environ 280 millions d’euros. Ses hôtels franchisés (80 % de son parc) sont aussi invités à entrer dans la danse, même si le groupe n’a pas tous les leviers pour les y inciter.
Avec ce plan de rénovation, Louvre Hôtels espère ainsi sortir d’une phase difficile. Racheté par le chinois Jin Jiang pour 1,3 milliard d’euros en 2015, le groupe, en France, n’a fait que perdre du terrain. Au total, il gère, en direct ou à travers une franchise, 793 établissements, contre 864 en 2019, selon les décomptes du cabinet MKG. Devant lui, un numéro un stable mais robuste, Accor. Derrière lui, un numéro trois agressif dans son développement, B&B Hotels, détenu par Goldman Sachs, qui a multiplié les ouvertures.
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