- Mardi, Donald Trump a multiplié les propos menaçants à l’égard du régime des mollahs qui répriment dans le sang les manifestations en Iran.
- Selon une ONG, au moins 734 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement de contestation.
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Manifestations en Iran : la contestation contre les mollahs s’étend à travers tout le pays
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TÉHÉRAN DÉNONCE UN « PRÉTEXTE »
La mission iranienne à l’ONU a accusé mardi les États-Unis de chercher un « prétexte » pour intervenir militairement en Iran, après que Donald Trump a menacé d’agir « de manière très forte » contre Téhéran en cas d’exécutions de manifestants.
« Les fantasmes et la politique des États-Unis à l’égard de l’Iran sont fondés sur un changement de régime, avec des sanctions, des menaces, des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire », a écrit la mission iranienne sur X.
TRUMP MENACE EN CAS D’EXÉCUTION
Donald Trump a assuré que les Etats-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre, Téhéran accusant de son côté Washington à chercher un « prétexte » en vue d’une intervention militaire.
Selon la diplomatie américaine, une première exécution est prévue dès mercredi.
Bonjour et bienvenue dans ce live, nous allons suivre ensemble les dernières actualités sur le soulèvement violemment réprimé en Iran ce mercredi 14 janvier 2026.
Donald Trump a assuré ce mardi que les États-Unis agiraient « de manière très forte »
si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays. « Nous agirons de manière très forte s’ils font une chose pareille »
, a dit le président américain, interrogé par un journaliste de la chaîne CBS sur de potentielles exécutions par pendaison dès ce mercredi, alors qu’il visitait une usine à Detroit (région des Grands lacs).
« Je retourne à la Maison Blanche, nous allons regarder la situation en Iran »
, a-t-il dit plus tard pendant un échange avec la presse sur le tarmac, à son retour sur la base militaire Andrews proche de Washington. « Nous allons avoir des chiffres précis en lien avec les tueries (de manifestants) »
, a-t-il ajouté, parlant d’un nombre « significatif »
de morts. Le bureau des procureurs de Téhéran a déclaré qu’un nombre indéterminé de manifestants seraient poursuivis pour « moharebeh » (guerre contre Dieu, en persan), un des chefs d’accusation les plus graves en Iran et passible de la peine de mort, selon un communiqué cité par la télévision d’État.
Depuis plusieurs jours, le président américain entretient jusqu’ici le flou sur ses intentions concrètes en Iran. Il a encouragé les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement (nouvelle fenêtre) jusqu’à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que « l’aide était en route »
, sans plus de précisions. « Beaucoup d’aide est en route sous différentes formes, y compris économique »
, a-t-il ensuite dit à CBS. « Patriotes iraniens, CONTINUEZ À MANIFESTER – PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!! »
a encore écrit le président américain sur sa plate-forme, précisant qu’il avait « annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s’arrêtaient pas. »
Dimanche, il avait annoncé frapper de 25% de droits de douane tout pays commerçant avec l’Iran (nouvelle fenêtre).
Le président américain a plusieurs fois menacé la République islamique de « frapper très fort »
en cas de répression sanglante, mais n’est pas passé à l’acte. Sa porte-parole a déclaré lundi que « les frappes aériennes »
étaient « l’une des très nombreuses options »
possibles, tout en assurant que « la diplomatie (restait) la première option pour le président »
.
Au moins 734 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mardi l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, selon laquelle le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.
IHR « continue de recevoir des rapports faisant état de milliers de morts dans différentes villes et provinces d’Iran »
, précise l’organisation, après plus de deux semaines de manifestations.
La République islamique fait face à l’un de ses plus importants mouvements de contestation (nouvelle fenêtre) depuis sa proclamation en 1979. L’Iran a coupé le 8 janvier les accès à internet de sa population, l’empêchant de partager avec le reste du monde des informations sur les manifestations en cours contre le pouvoir.












