mercredi, septembre 2

  • La campagne s’est lancée avec la rentrée politique qui précède l’élection présidentielle.
  • S’invite la question du budget, que certaines formations ont d’ores et déjà prévu de censurer à la fin du mois.
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Les participants à la primaire de la gauche socialiste et démocratique  plaident tous pour la tenue de débats télévisés, pour confronter leurs idées et convaincre les électeurs de venir voter, via une adhésion de 15 euros. Mais ça coince sur la date. 

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann veut un débat envisagé le 6 octobre. Le patron du PS Olivier Faure s’y oppose surtout parce que ce débat interviendrait à seulement trois jours du premier tour de la primaire (prévu les 9 et 10 octobre) et au moment où plus personne ne pourrait venir adhérer, le corps électoral étant figé trois jours avant le vote. 

Du côté de Renaissance, le candidat Gabriel Attal s’est doté de pas moins de six porte-parole pour sa campagne présidentielle, révèle Paris Match : l’ancienne judokate Céline Géraud, le policier Abdoulaye Kante intervenu lors des attentats de 2015 au Stade de France, la députée du Nord Violette Spillebout, déjà porte-parole du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, le maire de Bonifacio Jean-Charles Orsucci, et deux conseillers de Paris élus sur la liste de Rachida Dati, Jad Zahab cadre de Renaissance et Rachel-Flore Pardo militante féministe.

Chez les verts, un nouveau candidat à la présidentielle fait son apparition : celui du Mouvement Écologiste Indépendant, le parti créé en 1994 par Antoine Waechter, ex-candidat des Verts à la présidentielle de 1988. C’est Erwan Rohou, 57 ans, qui sera le candidat de ce parti qui se revendique « le deuxième parti écologiste en France par le nombre de ses élus et sa présence sur tout le territoire national ».

Les Ecologistes, déjà remontés contre le PS depuis qu’il a fait le choix d’une primaire fermée avec uniquement Place publique pour la présidentielle, respirent un peu. Alors qu’ils avaient conclu avant l’été un accord avec la direction du PS pour les sénatoriales, un accroc avec la fédération PS de Seine-Maritime a failli faire capoter ce « deal ». En jeu, la deuxième place de liste dans ce département, que les verts souhaitaient obtenir pour leur candidate Bénédicte Martin. L’accord avait été validé en bureau national du PS, mais la fédération de Seine-maritime, dont fait partie Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen et opposant interne du patron du PS Olivier Faure, le refusait. 

Les verts ont menacé en rétorsion de ne plus accorder la deuxième place de liste PS-écologistes dans le Rhône à Hélène Geoffroy, l’ex-maire de Vaulx-en-Velin, battue par LFI en mars dernier. L’élue, proche de Nicolas Mayer-Rossignol, a dû peser de tout son poids pour faire plier le Normand. « Je vous confirme que Bénédicte Martin, écologiste, sera n°2 en Seine-Maritime », s’est félicité mardi auprès de l’AFP un responsable écologiste. Une information confirmée par un cadre du PS, lui aussi soulagé : « Cela va débloquer beaucoup de choses, car les Ecologistes auraient pu nous faire perdre dans certains départements », a-t-il indiqué.

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