- Donald Trump a débarqué au sommet du G7 avec un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
- L’accueil réservé aux États-Unis à cette annonce est particulièrement mitigé.
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Moyen-Orient : un accord trouvé entre l’Iran et les États-Unis
Donald Trump peut se prévaloir d’une victoire diplomatique après avoir arraché un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, mais celui-ci est entouré de multiples écueils et le président américain a vu son capital politique écorné. L’accueil réservé aux Etats-Unis à l’annonce dimanche de ce protocole d’accord, qui doit être signé vendredi à Genève, témoigne du scepticisme ambiant alors que la guerre est très impopulaire en raison de l’envolée des prix du pétrole et de l’inflation.
Iran et Etats-Unis sont convenus d’un accord pour mettre fin à près de quatre mois de guerre, ouvrant la voie à des négociations sur le programme nucléaire de la République islamique et la levée des sanctions. Le protocole d’accord revient, de facto, à prolonger le cessez-le-feu en vigueur de 60 jours et à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial, avant d’entamer des négociations qui s’annoncent extrêmement délicates sur le nucléaire iranien.
Au-delà des proches qui ont aussitôt salué le « président de la paix », les réactions ont été mitigées, y compris dans son propre camp républicain. « Je crains que la vision qu’a l’Iran de cet accord ne corresponde pas à ce qu’affirme l’équipe de négociation américaine »
, a réagi le sénateur républicain Lindsey Graham, farouche opposant à Téhéran, selon qui tout accord nucléaire conclu avec l’Iran « devra être soumis au Congrès pour examen et vote »
. Le sénateur républicain John Cornyn a, lui, republié sur X un message du pasteur conservateur John Hagee disant que « mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord »
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Du côté de l’opposition démocrate, le sénateur Chris Murphy s’est interrogé sur la possibilité même d’un « accord final ». «
Mais s’il y en a un (…), il s’agira essentiellement d’une capitulation face à l’Iran », a-t-il affirmé tout en disant malgré tout « se réjouir, car chaque jour où cette guerre insensée et illégale se poursuit, nous nous affaiblissons »
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Minute par minute
VERS UNE RÉOUVERTURE SANS PÉAGE ?
Le vice-président américain JD Vance a dit lundi s’attendre à ce que l’Iran n’applique pas de péage dans le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut qui doit rouvrir totalement vendredi, selon Donald Trump.
« Le détroit est déjà partiellement ouvert, comme vous le savez », a déclaré le président américain aux côtés de son homologue français, Emmanuel Macron, à Evian pour le sommet du G7, au lendemain de l’annonce d’un cadre d’accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre. « Vendredi, il sera complètement ouvert », a ajouté Donald Trump.
« QUE LE PÉTROLE COULE À FLOT »
Donald Trump a affirmé lundi que le détroit d’Ormuz serait « complètement ouvert » vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d’accord trouvé entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit », s’est réjoui le président américain sur son réseau Truth Social. « Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flot ! »
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De hauts responsables de l’administration Trump se sont évertués à défendre les mérites de l’accord, censé in fine empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire, le vice-président américain JD Vance mettant en avant lundi que lorsque le texte de l’accord sera publié, « tout le monde pourra constater que l’Iran ne recevra pas un centime tant qu’il n’aura pas rempli ses obligations »
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