Deux enquêtes ont été ouvertes en France après la mort récente de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de « possible contamination » par une substance d’origine bactérienne. Si le lien de causalité n’est pas officiellement établi pour l’heure, cette tragédie pourrait être la conséquence d’un incident initialement identifié en Chine, où la société Jiabiyou (Cabio Biotech à l’international), fournisseur de l’ingrédient ARA ou acide arachidonique, est au cœur de l’attention des médias, des marchés et des régulateurs.
Le 6 janvier, Nestlé avait publié sur son site officiel un premier avis de « rappel volontaire préventif de préparations pour nourrissons », indiquant que l’ARA liquide, une matière première provenant d’un « fournisseur d’envergure », sans le nommer, présentait un risque pour la santé, notamment des vomissements et des diarrhées. Mercredi 21 janvier, le groupe français Lactalis a également annoncé un vaste rappel de lait infantile dans plusieurs pays dont la France, la Chine, l’Australie et le Mexique. « Les retraits et rappels organisés actuellement par Nestlé et Lactalis sont bien dus à une matière première fournie par un même producteur en Chine », indiquait, le même jour, le ministère de l’agriculture à l’Agence France-Presse.
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