Le comte Davignon a-t-il été l’un des maillons d’« une funeste entreprise criminelle étatique », comme l’affirmait, mardi 20 janvier, Me Christophe Marchand, l’avocat des descendants de Patrice Lumumba ? A-t-il participé à l’assassinat du héros de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC), exécuté le 17 janvier 1961 à Jadotville, au Katanga ? Le parquet fédéral le pense et a requis en décembre 2025 un renvoi d’Etienne Davignon devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.
La justice bruxelloise dira le 17 mars si l’ancien diplomate de 93 ans sera oui ou non jugé pour sa participation présumée à l’élimination du leader charismatique du Mouvement national congolais (MNC), devenu premier ministre après l’indépendance de l’ex-colonie belge en 1960, et tué par des séparatistes katangais et des policiers, en présence d’officiers de l’armée belge et de mercenaires.
Le monde belge de l’industrie et des affaires ainsi que le palais royal avaient appuyé et financé la rébellion de la province minière afin d’y instaurer un régime qui leur serait favorable et leur permettrait, espéraient les dirigeants de l’époque, de rependre ensuite le contrôle de tout le pays.
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