Dans le hall de l’école primaire de Killarney Heights (KHPS), petite ville au nord de Sydney, près de 300 élèves, dans leur uniforme blanc, bleu et vert fraîchement repassé, sont assis en rangs serrés devant l’estrade. A l’extérieur, les parents retardataires traversent à grandes enjambées l’immense espace vert servant de terrain de jeu. A 11 h 30, en cette matinée du 11 décembre 2025, commence la cérémonie de remise de prix aux élèves des classes Kindy à Year 2 (équivalents des classes de grande section maternelle au CE1), qui clôt l’année scolaire 2025.
« Quelle belle école que Killarney, où l’on apprend le français. Les parents, les enseignants, les élèves, tous unis pour réaliser nos rêves », chantent en chœur, en français avec un léger accent anglais, les petits âgés de 6 à 10 ans, sous les applaudissements des adultes. « Nous avons la chance que nos enfants apprennent le français dans cette école. Nos filles le comprenaient déjà, car mon mari vient de Paris, mais, dans cet environnement anglophone, elles avaient du mal à le parler », explique Geraldine Maraboli, maman d’une fillette plusieurs fois récompensée au cours de l’année.
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