Depuis plus de trois ans, Lomé était un refuge pour Paul-Henri Sandaogo Damiba. Mais vendredi 16 janvier, la capitale togolaise est devenue un piège. Les autorités du pays, qui lui avait offert l’hospitalité lorsqu’il avait été chassé du pouvoir au Burkina Faso, en septembre 2022, l’ont arrêté dans la villa cossue qu’elles avaient mise à sa disposition dans la cité Oua, un lotissement huppé situé à quelques centaines de mètres du palais présidentiel. Dès le lendemain, le lieutenant-colonel a été extradé à bord d’un avion militaire burkinabé.
Arrivé à la tête du pays par un putsch, en janvier 2022, avant d’être lui-même renversé par le capitaine Ibrahim Traoré, l’ex-président de transition avait trouvé refuge dans la capitale togolaise en octobre 2022. Il était, depuis, régulièrement accusé par ses tombeurs de fomenter des tentatives de déstabilisation à leur encontre.
Dont une dernière, le 3 janvier, décrite par le ministre de la sécurité burkinabé comme un plan visant à commettre « une série d’assassinats ciblés contre des autorités civiles et militaires, en commençant par la neutralisation du camarade capitaine Ibrahim Traoré ». Dans les jours qui ont suivi, la télévision nationale avait diffusé des « aveux » de plusieurs complices présumés arrêtés, dont un officier, qui affirmaient avoir agi sur ordre du lieutenant-colonel Damiba.
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