- La crue de la Garonne coupé des villages entiers du reste du monde.
- Leurs habitants y vivent depuis deux jours sans électricité et sans réseau téléphonique.
- Une équipe de TF1 s’est rendue dans trois d’entre eux, Couthures-sur-Garonne, Ayet et Tonneins.
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Tempêtes, orages, inondations… la météo s’emballe en France
La crue de la Garonne a tout englouti. Des maisons noyées, et des villages entiers coupés du monde. Couthures-sur-Garonne (Lot-et-Garonne) est l’un de ces endroits, que l’on peut découvrir dans le reportage du 20H ci-dessus. Ceux de ses habitants qui ont choisi de rester, comme Sandra Pouchet, vivent depuis deux jours sans électricité, sans réseau téléphonique. « Aujourd’hui, il y en a un petit peu. Si on va à la place du village, on arrive à appeler les proches pour les rassurer »
, raconte-t-elle au micro de TF1. Le pic de crue est attendu cette nuit, et Sandra sait qu’elle ne dormira pas. « Là, ils annoncent déjà 9, 10 mètres, donc on aura l’eau qui va sûrement passer par-dessus le portillon »
, montre-t-elle avec résignation.
À 40 kilomètres de là, à Ayet, un autre village isolé par la crue de la Garonne, Francky, à bord de son 4×4, s’est porté volontaire pour venir en aide à plusieurs familles. Plusieurs fois par jour, il emprunte les routes inondées que seul son véhicule peut traverser pour aller chercher des vivres au supermarché le plus proche. Sans lui, Christopher, sa femme et ses quatre enfants n’auraient bientôt plus rien pour se nourrir. « Elle monte depuis ce matin, on regarde, elle monte, elle monte, ça ne s’arrête jamais »
, s’inquiète le jeune père de famille.
Pour l’instant, les secours portent assistance seulement aux personnes qui le demandent. Depuis ce vendredi matin, les sapeurs-pompiers du Lot-et-Garonne multiplient les interventions pour aller chercher les sinistrés en bateau jusque dans leurs jardins. Sophie fait justement partie de ces personnes évacuées, avec ses enfants, transportés sur les épaules des pompiers, encore en chaussettes. L’eau a emporté toutes leurs affaires. Pour cette jeune mère de famille installée récemment dans la région, c’est la première fois qu’elle vit un tel drame. « C’est ce matin, réellement, qu’on a compris que c’était foutu. Donc là, maintenant, c’est maintenant que c’est angoissant »
, témoigne-t-elle.
Désormais, c’est vers le village de Tonneins que tous les regards se portent, car ici, l’eau monte à une vitesse très inquiétante. Nous avions rencontré Véra, ce matin, une habituée des inondations. Elle montrait à une équipe une marque en hauteur, atteinte par les dernières crues, certaine que cela se reproduirait. Notre équipe avait du mal à la croire. Et pourtant, ce vendredi soir, sa terrasse était bien transformée en piscine, comme elle le prédisait.













