- Le scrutin local s’annonce indécis dans certaines communes.
- Cinq listes pourraient se qualifier à l’issue du premier tour dimanche 15 mars et concourir au second dans plusieurs grandes villes.
- TF1info fait le point sur ces communes où les électeurs pourraient avoir le choix.
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Élections Municipales 2026
C’est un mot qui pourrait s’imposer durant l’entre-deux-tours des élections municipales. Plusieurs communes pourraient voir des quinquangulaires au second tour. Autrement dit, le maintien de cinq listes après leur qualification à l’issue du premier tour, dimanche 15 mars. Pour rappel, lors du second tour, seules les listes ayant obtenu au premier tour au moins 10% des suffrages exprimés sont autorisées à se maintenir. Experts et sondeurs prévoient de nombreuses triangulaires, quadrangulaires, voire quinquangulaires. Si cinq candidats pourraient être qualifiés dans certaines villes, rien ne garantit que toutes ces listes figureront sur les bulletins de vote : les listes qualifiées peuvent fusionner entre elles en prévision du second tour. Une situation qui promet d’âpres tractations lors de l’entre-deux-tours.
Les cas de figure de quinquangulaires pourraient ainsi se présenter dans plusieurs grandes villes, comme Paris, Lille, Strasbourg ou encore à Amiens. Dans la capitale, un sondage Ifop-Fiducial, pour LCI, Le Parisien
et Sud Radio, publié le 6 mars, indique que la liste de gauche (hors LFI) conduite par Emmanuel Grégoire recueillerait 33% des suffrages exprimés, contre 29% pour son adversaire de droite Rachida Dati. Trois autres listes seraient susceptibles de se maintenir au second tour : la liste Renaissance et Horizons conduite par Pierre-Yves Bournazel (11,5%), la liste La France insoumise conduite par Sophia Chikirou qui pointe à 10% et celle (Reconquête !) de Sarah Knafo à 12%.
À Lille (Nord), selon un sondage Cluster 17 pour Politico, cinq listes sont également en position de se qualifier pour le second tour : Arnaud Deslandes (PS, PCF, Place publique), Stéphane Baly (Les Écologistes, Génération.s, DVG), Lahouaria Addouche (LFI), Violette Spillebout (Renaissance, Horizons, MoDem) et Matthieu Valet (RN). À Strasbourg (Bas-Rhin), la candidate socialiste Catherine Trautmann fait la course en tête dans les sondages, loin devant la maire sortante, l’écologiste Jeanne Barseghian, au coude-à-coude avec le candidat de droite Jean-Philippe Vetter. Deux autres listes pourraient se qualifier au second tour : celle du RN conduite par Virginie Joron et celle de LFI menée par Florian Kobryn.
À Amiens (Somme), la liste d’union de la gauche menée par Frédéric Fauvet arriverait en tête avec 25% des intentions de vote selon un sondage Ifop pour Le Courrier picard
avec France 3 Hauts-de-France et Ici Picardie. Elle serait suivie de près par la liste de la majorité municipale conduite par le maire sortant Hubert de Jenlis (24%). La liste de LFI conduite par Samy Olivier atteindrait 14%, tandis que la liste du RN menée par Damien Toumi recueillerait 12% et la liste sans étiquette conduite par Julia Bellina se situerait à 11% selon ce sondage.
Une « fragmentation » du paysage politique
Généralement, deux, trois, voire quatre listes se retrouvent au second tour. Les quinquangulaires sont plus rares. Lors des municipales de 2014, elles s’étaient déjà produites dans 16 communes. En 2020, 12 communes avaient le choix entre cinq listes. Ce chiffre pourrait donc augmenter six ans plus tard. En cause : un éclatement de l’offre politique, mais aussi une progression de certaines formations entre-temps.
Le Rassemblement national est présent dans de nombreuses villes de plus de 20.000 habitants. Son niveau national, plus élevé qu’en 2014 et 2020, lui permet d’espérer franchir la barre des 10% au premier tour dans beaucoup de grandes villes, où, traditionnellement, ce parti n’obtient pas ses meilleurs scores. « Dans les cas où le RN sera au second tour des élections municipales, nous nous maintiendrons »
, a prévenu ce mercredi Marine Le Pen sur Sud Radio. Ce maintien aura alors lieu « partout »
, même si des listes LFI sont présentes. À gauche, les Insoumis font très souvent cavalier seul au premier tour et les listes d’union de la gauche sont donc moins nombreuses que par le passé. Le bloc central – MoDem-Renaissance-Horizons -, part quant à lui parfois ensemble, dans certains cas avec Les Républicains… et même parfois divisé.











