mardi, septembre 1

Édouard Balladur est mort. L’ancien premier ministre (1993-1995) est décédé lundi à Paris à l’âge de 97 ans. Dans une longue nécrologie, le New York Times retient qu’il avait « défendu avec vigueur l’intervention controversée de son pays lors du génocide rwandais et qu’il s’était battu à plus de 90 ans pour être blanchi de toute implication dans un scandale de corruption », l’affaire Karachi (des rétrocommissions auraient aidé à financer sa campagne présidentielle en 1995). Le quotidien oppose deux perspectives sur le conservateur né à Izmir en Turquie. D’un côté, « une caricature de l’establishment politique français » passée par l’ENA, et de l’autre, des « manières polies » traduisant « une préférence pour la persuasion et la diplomatie plutôt que des formes plus musclées de faire valoir sa volonté ». Devancé par Jacques Chirac au premier tour de l’élection présidentielle de 1995 après été un premier ministre de cohabitation sous François Mitterrand, il avait perdu en influence. En partie à cause de Chirac, furieux que son ancien collègue se lance dans la course à l’Élysée contre lui. Nicolas Sarkozy, son ministre du budget, a rendu hommage sur Twitter à « un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami », affirmant que « je n’aurais pas eu la carrière politique qui fut la mienne sans sa confiance et sans son amitié ».

Iran : Trump veut « frapper fort ». Dimanche, les hostilités ont repris entre les Etats-Unis et l’Iran pays après un mois sans attaque. Lundi, Donald Trump a menacé d’aller plus loin alors que les Iraniens contrôlent toujours le détroit d’Ormuz. « On va les frapper fort », a-t-il annoncé à Fox News. Selon lui, l’Iran est « officiellement une nation en déliquescence, privée d’armée de l’air, de marine ou de monnaie« . Le Guardian indique que son administration pourrait profiter du G20 des ministres de l’économie, en cours aux États-Unis, pour demander à d’autres pays de sanctionner Téhéran et ainsi augmenter la pression sur le régime. Présent au G20 en Caroline du Nord, Scott Bessent, le secrétaire au Trésor, a suggéré que les échanges de tirs de dimanche illustraient les tensions chez les dirigeants iraniens « parce qu’ils sont en train de perdre économiquement ».

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