Les habitants de « Chez Barrot » et du « Missonnet », à Saint-Jean-d’Heurs (Puy-de-Dôme), ne peuvent plus utiliser tels quels les noms de ces lieux-dits pour désigner leur adresse. Depuis la loi de décentralisation « 3DS » (2022), les communes de moins de 2 000 habitants sont tenues de baptiser l’ensemble de leurs voies. En théorie, il n’y a donc plus de voies sans nom en France depuis le 1er juin 2024, date butoir fixée aux petites municipalités pour se conformer à la législation (même si aucune sanction n’est prévue).
Sauf que le compte n’y est toujours pas. Plus de 8 000 communes (soit 23 % des municipalités du pays) n’ont toujours pas mis à jour leur Base Adresse Locale (BAL), la base officielle des adresses françaises, d’après les données gouvernementales. Car cette prérogative des élus municipaux, qui pourrait paraître à première vue simple et consensuelle, ne l’est pas tant que ça.
« Démarche exigeante »
« Aider les secours à arriver au plus vite au bon endroit », « se raccorder à la fibre » et « recevoir ses colis » : tels sont quelques-uns des objectifs de la généralisation de l’adressage, rappelés par le site de la BAL. Les élus des petites communes françaises en ont pleinement conscience : « On avait besoin de plus de précision pour ces services importants », convient Bernard Frasiak, maire de Saint-Jean-d’Heurs (Puy-de-Dôme).
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