INTERNATIONAL – Il n’y aura personne à taxer à part les phoques et les manchots. Avec ses annonces de droits de douane très lourds visant le monde entier, Donald Trump a semé la panique sur les marchés mondiaux mercredi 2 avril. Mais dans la liste des territoires ciblés par cette guerre commerciale américaine, certains ont quand même amusé des journalistes et des acteurs politiques.
Pour cause, le président américain prévoit de taxer « le monde entier »… y compris des endroits qui ne sont pas habités. Le quotidien britannique The Guardian cite ainsi l’exemple des îles Heard et McDonald, des territoires australiens dits « extérieurs », proches de l’Antarctique et où les États-Unis prévoient de taxer les importations à 10 %.
Donald Trump fait hurler le monde entier avec ses nouveaux tarifs douaniers
Mais ces espaces, cités comme des « pays » ciblés par les droits de douane trumpistes, n’abritent que des glaciers et des manchots. « Aucun endroit sur Terre n’est sûr », a ironisé le Premier ministre australien Anthony Albanese. De son côté, la Maison Blanche a assumé la mesure en rappelant que les îles Heard et McDonald restent des territoires australiens, rapporte le média Axios, selon lequel une autorisation spéciale et deux semaines de bateaux sont nécessaires pour se rendre sur place.
Les taxes n’épargnent pas non plus les ours polaires norvégiens
Il ne s’agit pas d’un cas isolé. D’après le HuffPost américain, la guerre commerciale de Donald Trump n’épargne pas non plus des territoires norvégiens reculés comme l’archipel arctique du Svalbard – principalement peuplé d’ours polaires et avec une population humaine peu importante – ou l’île volcanique Jan Mayen. Ils se voient appliquer des taxes de respectivement 10 et 15 % sur les produits importés.
Les droits de douane de Donald Trump s’appliquent tellement partout qu’ils pourraient même toucher des militaires américains. Le républicain a en effet annoncé des taxes à 10 % sur les « territoires britanniques de l’océan Indien », lesquels correspondent aux îles Chagos, sur le point d’être rendues à l’île Maurice mais où Londres va conserver la base militaire stratégique de Diego Garcia, commune avec… les États-Unis.
« Est-ce que quelqu’un peu prévenir Donald Trump que la seule population dans les territoires britanniques de l’océan Indien est la base américaine de Diego Garcia ? », a demandé sur X Oliver Cooper, un conservateur britannique, ironisant sur le fait que le président américain « taxe une base américaine ». D’après l’Encyclopédie Britannica, l’île n’est en effet peuplée que par les 4 000 militaires et civils américains ou britanniques travaillant sur place.
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