Le motif, les moyens, les objectifs : tout pose question. D’intenses discussions agitent l’administration américaine, confrontée à la tentation d’une opération militaire imminente contre le régime iranien. Cette tentation est alimentée par Donald Trump lui-même, qui a de façon répétée engagé la parole des Etats-Unis – une valeur à la baisse – en soutien des manifestants. Mardi 13 janvier, sur son réseau Truth Social, le président leur adressait même cette promesse : « L’aide arrive ! » Il leur indiquait la marche à suivre : « Continuez à protester. Emparez-vous de vos institutions ! »
Le magnat a pourtant bâti sa carrière politique depuis 2016 sur une opposition constante aux tentatives américaines de changement de régime dans le monde, en particulier au Moyen-Orient. Mais l’euphorie de la capture de Nicolas Maduro au Venezuela et le sentiment d’une chance historique de décapiter le régime iranien expliquent l’appétit de Washington. Il reste à déterminer le menu, avec le Pentagone, en fonction des options militaires disponibles, en excluant une présence au sol.
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