Pour cette rentrée, Bad Bunny est en couverture de Dogue, la déclinaison canine de Vogue, avec son beagle de 4 ans : Sansa. Pour la troisième année consécutive, le célébrissime magazine de mode publie une édition spéciale sur les chiens.
Mais pour le quotidien britannique The Guardian, le succès des couvertures de Dogue est le signe que quelque chose ne va plus dans la presse fashion.
Explications en vidéo.
Dogue pourrait bien se faire une place parmi les meilleures publications de la rentrée. Mais il est déjà le sujet d’une bataille juridique. Car il existe un autre magazine Dogue, en papier celui-là, fondé en 2019 et qui est distribué à moins de 100 exemplaires par mois.
Selon Condé Nast, l’éditeur de Vogue, Tasty Work, l’éditeur de Dogue, « a sciemment utilisé ce nom pour faire croire aux lecteurs que cette publication avait un rapport avec le célèbre magazine », rapporte le site américain Bloomberg.
The New York Times raconte également que « dans leur plainte, les avocats du groupe affirment que le logo de Dogue vise ‘de manière évidente’ à induire les lecteurs en erreur en laissant croire à un lien entre les deux magazines. Continuer de publier Dogue nuit à la réputation de Vogue, et ‘risque de causer un préjudice irréparable à Condé Nast’« .
Olga Portnaya, créatrice et rédactrice en chef de “Dogue”, en compagnie de Maui, son poméranien et compagnon passionné de denim, devant le seul kiosque à journaux de Beverly Hills, en Californie, où son magazine est vendu, le 6 mars 2026. Elle a été accusée de contrefaçon de marque par Condé Nast, l’éditeur de “Vogue”.. PHOTO GABRIELLA ANGOTTI-JONES/THE NEW YORK TIMES
Olga Portnaya, créatrice et rédactrice en chef de « Dogue », en compagnie de Maui, son poméranien et compagnon passionné de denim, devant le seul kiosque à journaux de Beverly Hills, en Californie, où son magazine est vendu, le 6 mars 2026. Elle a été accusée de contrefaçon de marque par Condé Nast, l’éditeur de « Vogue ».PHOTO GABRIELLA ANGOTTI-JONES/THE NEW YORK TIMES
La fondatrice de la version papier de Dogue, elle, « estime que l’enjeu va bien au-delà du simple droit de photographier un chihuahua en col roulé », écrit le grand quotidien de la côté Est.
« L’art et la culture
ont toujours évolué
grâce à la réinterprétation
et au dialogue. Pour moi,
ce combat va plus loin :
je ne défends pas seulement
mon travail et mon équipe,
mais aussi les autres créateurs
indépendants. »
Olga Portnaya, graphiste et photographe, fondatrice de Dogue, dans le quotidien américain The New York Times
La plainte de Condé Nast demande que Dogue paie des dommages et intérêts et lui remette tous les exemplaires papier « pour mise au pilon ». Selon le New York Times, l’éditeur de Vogue a indiqué par e-mail avoir essayé de régler le problème à l’amiable, sans succès.
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