- Cinquante jours après le soulèvement populaire sauvagement réprimé par le régime des mollahs, la révolte couve toujours en Iran.
- Hors du pays aussi : près de la frontière, des hommes et des femmes qui l’ont fui s’entraînent au maniement des armes dans des camps cachés dans les montagnes.
- Regardez ce reportage exclusif diffusé ce jeudi dans le 20H de TF1.
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Trump met une pression maximale sur l’Iran
Quelque part dans la montagne entre l’Irak et l’Iran, notre équipe arrive dans un camp militaire caché. Les femmes qu’elle rencontre sont iraniennes, elles ont fui le régime des mollahs et sa répression. Cheveux au vent, sans voile, elles se forment au combat. Kalachnikov contre la poitrine, ces femmes sont convaincues qu’un jour, il faudra faire chuter le régime iranien, armes à la main. « Je me sens prête pour entrer en Iran et me battre dès que ce sera possible
« , assure l’une d’elles face à notre caméra. Ici, c’est toute une armée d’opposants iraniens exilés qui s’entraîne. Ils sont des centaines dans ces montagnes, de différentes communautés. Kurdes, Baloutches, Arabes, tous rêvent d’un Iran démocratique et laïque.
« Là, on monte vers une position avec les combattants, plus haut dans la montagne, où apparemment il y a une autre équipe qui observe justement le front iranien
« , explique notre journaliste Liseron Boudoul dans le reportage du 20H de TF1 à retrouver en tête de cet article. Depuis plusieurs années, ils se préparent ainsi sur les hauteurs, malgré les drones de l’ennemi qui ne sont jamais loin. « L’autre jour, les Iraniens ont envoyé un drone vers cette montagne. On lui a tiré dessus et on l’a descendu
« , raconte l’un d’eux. Ce jour-là, pas de drone en vue, notre équipe peut se rapprocher de la toute dernière position, à 2.500 mètres d’altitude. C’est là que les hommes s’entraînent au tir.
Ces combattants confient qu’ils ont des cellules dormantes à l’intérieur de l’Iran. Ils envoient aussi des petits commandos pour des actions secrètes, souvent organisées avec les services de renseignement israéliens. « Les gardiens de la révolution sont redoutables, est-ce qu’ils vous font peur ?
« , leur demande Liseron Boudoul. « On n’a pas peur des gardiens de la révolution iraniens. C’est eux qui doivent avoir peur de nous
, lui répond-on aussitôt. Nous allons leur montrer notre force
« .
Alors ces combattants qui attendent le feu vert pour traverser la frontière iranienne n’espèrent qu’une chose maintenant : que les États-Unis et Israël lancent des bombardements sur leur pays.












