- Deux jours après l’annonce du cessez-le-feu en Iran, les négociations vont débuter au Pakistan.
- Le déblocage du détroit d’Ormuz devrait occuper une grande partie des discussions.
- Sur LCI, Jean-Jacques Roche, directeur de l’Institut supérieur de l’armement et de la défense à l’université Panthéon-Assas, livre son analyse sur ce sujet.
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Guerre au Moyen-Orient : le cessez-le-feu tiendra-t-il ?
À quelques heures du début des négociations entre les États-Unis et l’Iran à Islamabad (Pakistan), le blocage du détroit d’Ormuz est toujours au centre des préoccupations. Avant cette rencontre, Téhéran a rappelé son intention d’instaurer « des péages »
pour les navires souhaitant traverser le détroit. Un souhait fermement rejeté par Donald Trump. Toutefois, le président américain s’est dit « très optimiste »
sur la possibilité de conclure un accord de paix, malgré l’écart entre les positions des deux pays.
« Si on regarde les positions de départ, les 15 points américains, les 10 points iraniens, il n’y a pas de possibilité d’accord. En même temps, il y a l’une des parties qui est en position de force. Les Iraniens sont désormais, grâce à Trump, en position de force, puisque précédemment, ils ne contrôlaient pas le détroit d’Ormuz. Mais désormais, ils ont la possibilité de faire un chantage sur ce détroit »
, estime Jean-Jacques Roche, directeur de l’Institut supérieur de l’armement et de la défense à l’université Panthéon-Assas.
« Quand les Iraniens parlent de leur droit légitime, on peut peut-être considérer qu’il y a une possibilité d’ouverture, mais pas à destination des Américains. (…) Mais avant d’en arriver là, il faut clôturer la phase militaire. Or, elle est loin d’être clôturée. Et il faut un minimum de rapprochement diplomatique »
, ajoute Jean-Jacques Roche.
Le vice-président américain, JD Vance, a dit ce vendredi vouloir des « négociations positives »
avec l’Iran, avant d’embarquer à bord d’Air Force Two pour aller au Pakistan.











