Ce qui avait commencé comme des vacances de rêve s’est transformé en cauchemars sous haute tension.
Les voyageurs à Dubaï, Doha et dans d’autres hauts lieux touristiques du Moyen-Orient et du Golfe se terrent dans leurs hébergements alors que le conflit régional s’intensifie, les autorités appelant la population à rester à l’intérieur.
Ces derniers jours, nombreux sont ceux qui se sont tournés vers les réseaux sociaux pour raconter comment leur séjour a pris une tournure aussi inattendue qu’effrayante, entre explosions à proximité et évacuations.
Dubaï est depuis longtemps présentée comme une oasis sûre et stable dans une région en crise, si bien que la situation a profondément ébranlé touristes et résidents.
Les aéroports et l’espace aérien étant fermés, les visiteurs se retrouvent dans un flou total, sans savoir quand ils pourront rentrer chez eux.
« On a été témoins de quelque chose d’irréel »
Partout au Moyen-Orient, les autorités exhortent habitants et visiteurs à rester à l’intérieur et à s’éloigner des fenêtres, des portes et des espaces découverts.
Depuis leurs hôtels, des touristes à Dubaï et Doha ont vu passer au‑dessus d’eux missiles et drones.
À Dubaï, l’hôtel cinq étoiles Fairmont The Palm a pris feu après la chute de débris venus du ciel lors d’une attaque de missiles iranienne samedi.
Les aéroports de Dubaï et d’Abou Dhabi ont été touchés samedi par des débris de drones, faisant un mort et une douzaine de blessés, selon les autorités locales.
Sim J Evans, championne britannique de bodybuilding, a publié un message depuis Dubaï dimanche alors qu’elle attendait des nouvelles de son vol pour New York.
« Depuis un jour et demi, nous avons été témoins de quelque chose d’irréel : des immeubles qui tremblent quand des drones sont interceptés, des explosions lointaines qui font vibrer les vitres », a‑t‑elle écrit dans un post sur Instagram.
Malgré les tensions persistantes dans la région, de tels incidents restent rarissimes à Dubaï.
« C’est le pire cauchemar de Dubaï, car son essence même reposait sur l’image d’une oasis sûre dans une région troublée », a écrit sur X Cinzia Bianco, spécialiste du Golfe persique au Conseil européen des relations internationales. « Il existe peut‑être une voie pour faire preuve de résilience, mais il n’y aura pas de retour en arrière. »
De nombreux touristes ont raconté à quel point ces événements les avaient pris au dépourvu.
« Une minute plus tôt, j’envoyais à ma mère des vidéos de vêtements à Dubaï… et la minute d’après, je lui envoyais des vidéos bouleversantes en essayant de communiquer avec ma famille parce qu’en face de mon hôtel, un immeuble venait d’être bombardé », a raconté sur Instagram la créatrice de contenus voyage australienne Isabella-Rae Banda.
La Nord-Irlandaise Denise Curran passe ses vacances dans l’émirat avec sa famille. Dimanche, explique‑t‑elle, ils ont tenté de sortir pour aller manger, mais on leur a demandé de regagner leur hôtel.
« J’essaie de sourire et de faire comme si tout allait bien devant mes enfants… mais je suis terrifiée », a‑t‑elle posté sur les réseaux sociaux. « Tout est fermé et les bruits assourdissants continuent. »
« Personne ne nous dit rien »
L’espace aérien est fermé et les opérations sont suspendues dans les aéroports de tout le Golfe pour la troisième journée consécutive, ce qui perturbe les déplacements de centaines de milliers de voyageurs.
De nombreux vacanciers se retrouvent ainsi dans l’incertitude, sans savoir quand ils pourront rentrer chez eux.
Certains affirment avoir du mal à contacter les ambassades et les compagnies aériennes ou à obtenir des conseils de leur part.
Un couple italien à Dubaï a raconté son expérience en ligne. « Nous sommes en vacances avec des amis, nous essayons de contacter l’ambassade d’Italie, mais personne ne nous dit rien », expliquent‑ils.
Ollie Naughton, originaire de Nottingham, a écrit depuis Dubaï : « La communication d’Emirates est vraiment insuffisante : ils n’ont rien dit sur notre maintien à l’hôtel, sur la prise en charge des repas ni sur le plan pour nous faire partir. »
Les visiteurs coincés aux Émirats arabes unis se sont vu promettre que leurs nuits d’hôtel et leurs repas seraient pris en charge si leur vol est annulé.
Qatar Airways et l’aéroport international Hamad de Doha auraient commencé à distribuer des bons de repas aux passagers en attente.
Le voyageur Ershad Kaleebullah a indiqué que des chambres avaient été réservées pour les passagers dans plusieurs hôtels cinq étoiles de Doha, « avec petit‑déjeuner, déjeuner et dîner entièrement pris en charge ».
« On nous a assuré que l’hébergement et les repas seraient pris en charge tant que l’espace aérien resterait fermé », a‑t‑il ajouté dans un message publié sur X.
Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Signaler un problème : [[email protected]].










