“À quelque 10 000 années-lumière de la Terre, une planète de la taille de Saturne erre seule dans l’immensité de l’espace”, poétise New Scientist. Deux équipes de chercheurs, en Pologne et au Royaume-Uni, ont réussi à repérer “ce monde étrange et sombre grâce” en 2024, grâce aux données combinées “de deux télescopes terrestres et du télescope spatial Gaia”.
“La plupart des planètes que nous connaissons flottent en orbite au sein d’un système stellaire, autour d’une ou plusieurs étoiles, à l’instar de la Terre et des autres planètes de notre système solaire”, explique The Independent. Cependant, certains mondes, appelés planètes errantes, vagabondes, ou planètes interstellaires, “dérivent librement dans l’univers, apparemment sans être liés à un quelconque système stellaire”, ajoute le quotidien.
Ces planètes restent entourées de mystère parce qu’elles sont beaucoup moins lumineuses que les planètes en orbite, et donc très difficiles à repérer et à mesurer.
Microlentille gravitationnelle
Les chercheurs ont découvert cette nouvelle planète vagabonde grâce à un phénomène appelé “microlentille gravitationnelle”, qui se produit “lorsque la lumière d’un objet lointain et brillant est déviée par l’attraction gravitationnelle d’une planète, créant ainsi une sorte de halo autour de celle-ci”, précise New Scientist.
Mais non contents d’avoir repéré la planète, les chercheurs ont aussi pu déterminer sa masse, grâce à une bonne dose de “chance” : “au moment où l’événement de microlentille était observé depuis la Terre, le télescope spatial Gaia se trouvait justement pointé dans la bonne direction et a donc pu également l’enregistrer”, ajoute le magazine.
Les informations combinées des trois télescopes ont permis de déterminer que la planète était de la taille de Saturne. C’est la première fois qu’une planète de ce type peut être mesurée de façon directe, sans recourir à des statistiques.
Des planètes “errantes” très nombreuses
Les chercheurs à l’origine de cette découverte, dont les détails ont été publiés cette semaine dans la revue Science, affirment que ces planètes isolées “seraient encore plus nombreuses dans notre galaxie que nous ne le pensions”, écrit Space.com.
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