« Vanne 876 fermée ! », « Paré en pression ! », « 1, 2, 3… Top, mise en pression ! » Il est exactement 14 h 45, ce vendredi 30 janvier sur la base navale de Toulon. La marine nationale se prépare à battre un nouveau record du monde. En l’occurrence, explique le capitaine de frégate Arnaud Le Beguec, commandant du Cephismer (Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer), celui de la « plongée à saturation la plus profonde jamais réalisée à l’aide d’un recycleur électronique ». Revêtus d’une tenue de plongée, le capitaine de corvette Romain et le premier-maître Adrien, qui patientaient, au niveau d’une tourelle, descendent dans un caisson « humide », empli d’une eau à 15 °C. Puis commence l’exercice : parvenir à actionner la clé du système de ventilation et de dépressurisation d’une maquette de sas de sous-marin et y fixer des manchons en respirant, dans des bouteilles, un mélange d’hélium et d’oxygène, et en travaillant sous une pression de 27,5 bars, équivalant à celle qu’ils connaîtraient à… 265 mètres sous la surface de l’océan !
Cette expérimentation du Cephismer, baptisée « Entex 51 », aura duré quatorze jours, pendant lesquels trois plongeurs d’essais et une infirmière militaire sont restés enfermés dans un caisson hyperbare. En fait, trois modules – une zone de vie équipée de couchettes, d’un cabinet de toilette et d’un coin cuisine, une tourelle et une cuve remplie d’eau –, dont ils sont sortis le 10 février.
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