« Alerte de sécurité à l’aéroport de Leipzig/Halle », annonce Bild. Le trafic aérien a été temporairement interrompu sur ce site aéroportuaire de l’est de l’Allemagne, après la détection d’engins volants suspects dans la nuit du 4 au 5 août. L’un d’entre eux serait entré en collision avec un avion du transporteur DHL alors qu’il était en vol et s’apprêtait à atterrir, sans pour autant causer de gros dégâts. Un autre aurait par la suite été retrouvé sur le tarmac.
Les autorités allemandes parlent de l’incident comme d’une « atteinte à la sécurité de l’État », affirme le tabloïd conservateur berlinois. « L’éventualité d’un acte de sabotage n’a pas été écartée », deux ans après la découverte d’un colis DHL piégé dans le même aéroport. Car l’appareil découvert au sol s’est avéré être un drone quadrirotor, qui transportait « une substance non identifiée ». Et, détail « explosif », il était équipé d’un détonateur. « Les enquêteurs ont classé le drone comme ‘potentiel engin explosif’. »
Des avions ukrainiens à proximité
D’après l’hebdomadaire centriste Der Spiegel, les forces de l’ordre recherchent actuellement le pilote du drone, dont le détonateur a été retiré par des équipes de déminage. Et la question de savoir si l’incident est lié aux tensions géopolitiques mondiales reste ouverte.
L’engin a été retrouvé à proximité de quatre appareils appartenant à Antonov Airlines. Or la compagnie de fret ukrainienne « effectue avec ses gros-porteurs des liaisons aériennes pour le compte de l’Otan » depuis de nombreuses années, et elle a ouvertement pris position sur la guerre en Ukraine. « Sur de nombreux appareils siglés Antonov, on peut aujourd’hui lire des slogans en l’honneur du combat défensif mené par Kiev [contre la Russie]. »
Mais selon la Leipziger Volskzeitung, « on ne sait pas si les avions [d’Antonov Airlines] étaient la cible du ou des drones, ou si la proximité avec ces appareils était due au hasard ». D’ailleurs, on ne sait pas non plus si les infrastructures aéroportuaires de Leipzig/Halle ont été endommagées. Le titre régional affirme qu’une cellule de crise a été mise en place. Une enquête a par ailleurs été ouverte par les autorités saxonnes.
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