Steve Witkoff a d’abord « remercié Dieu » d’avoir à ses côtés Emmanuel Macron, un « être exceptionnel », a-t-il lancé, comme si la paix en Ukraine, près de quatre ans après l’invasion à grande échelle menée par la Russie, dépendait, aussi, de l’au-delà. L’envoyé spécial du président américain, chargé de trouver une issue au conflit entre Kiev et Moscou, était d’humeur conciliante, mardi 6 janvier, à Paris, pour participer, avec son alter ego, Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, à la quinzième réunion de la coalition des volontaires, pays mobilisés pour soutenir Kiev.
Après avoir travaillé des heures durant avec les Ukrainiens, puis avec les dirigeants des quelque 35 pays présents, l’ancien promoteur immobilier l’assurait : « Trump est convaincu qu’il faut mettre un terme à cette boucherie », imaginant sans doute faire oublier que Washington s’est souvent montré complaisant à l’égard du chef du Kremlin, Vladimir Poutine, l’agresseur. Se présentant tel un « médiateur », le proche du président américain a insisté sur l’engagement des Etats-Unis à faire en sorte qu’une fois le cessez-le-feu obtenu, cette guerre serait finie pour toujours. En cas de nouvelle agression, « l’Ukraine sera défendue », a-t-il promis.
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