- Le milliardaire et patron du club de rugby de Montpellier officialise sa candidature à la mairie de Montpellier.
- Il était arrivé troisième en 2020, derrière Philippe Saurel et Michaël Delafosse.
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Élections Municipales 2026
Une nouvelle tentative. Le milliardaire Mohed Altrad, patron du groupe de BTP du même nom et du club de rugby de Montpellier (MHR), a annoncé sa candidature aux municipales de Montpellier, ce jeudi 15 janvier. Après avoir atteint la troisième marche du podium lors du précédent scrutin, le septuagénaire affirme « avoir choisi le combat »
à un moment où « beaucoup choisissent le confort »
, devant un public d’environ 500 personnes réunies dans une salle du sud de la ville. Patricia Mirallès, conseillère municipale et ancienne ministre macroniste aux Anciens combattants, était présente.
« Cette ville a besoin qu’on la relève. Montpellier a besoin d’un bâtisseur »
, a déclaré celui qui baigne dans une affaire de corruption jugée en appel en septembre prochain. Il a également promis de « démanteler le système »
d’une mairie « gérée comme une section du parti socialiste »
, en référence au maire Michaël Delafosse.
Le chef d’entreprise a aussi pris « l’engagement de créer 30.000 emplois »
pour faire de Montpellier « une ville zéro chômeur »
. « Je mettrai en place un
couvre-feu à partir de 22h pour les mineurs
de moins de 16 ans »
et la « cantine sera gratuite »
pour tous les enfants, a-t-il ajouté dans son discours de 26 minutes.
La gratuité des transports en commun mise en place par le maire actuel est un « acquis, on va le garder »
, a assuré Mohed Altrad, en promettant d’assainir les finances et de revoir le plan de circulation pour éradiquer les bouchons. Le projet controversé, porté par la métropole, d’implanter aux portes de Montpellier une unité de traitement « CSR » (combustibles solides de récupération) « sera abandonné définitivement »
, a-t-il aussi promis.
Un procès en appel pour corruption
Lors de sa première candidature, Mohed Altrad était arrivé troisième au premier tour (13,3%), derrière le maire divers gauche sortant Philippe Saurel (19,11%) et le socialiste Michaël Delafosse (16,66%). Au second tour, après avoir conclu une étonnante alliance avec l’humoriste Rémi Gaillard (arrivé 4e) et deux listes de gauche, il avait recueilli 18,12 %, largement battu par Michaël Delafosse, élu avec 48,34%, et Philippe Saurel (24,65%). Le candidat a siégé au conseil municipal de 2020 à 2024, année où il a démissionné sans explication.
Par ailleurs, il a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Paris d’avoir noué un pacte de corruption avec l’ex-patron de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, en décembre 2024. Il avait écopé d’une peine de 18 mois d’emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d’amende. Tous les deux doivent être rejugés en appel en septembre 2026.












