Voici le prochain ou la prochaine ministre du budget averti(e). La tâche qui attend le successeur d’Amélie de Montchalin sur le point d’être désigné s’annonce excessivement ardue. Dès cette année, l’exécution du budget 2026 risque à tout moment de placer la France en défaut par rapport à ses engagements européens. Atteindre les objectifs fixés pour les années suivantes paraît encore plus aléatoire. Et pourtant, le pays n’a plus le droit à l’erreur, constate la Cour des comptes dans un rapport sur l’état des finances publiques publié jeudi 19 février.
« Les efforts ne peuvent désormais plus être relâchés », résume Carine Camby, qui assure l’intérim à la tête de la Cour entre le départ du premier président Pierre Moscovici et l’arrivée d’Amélie de Montchalin, prévue lundi 23 février. C’est que, en raison des circonstances politiques, la France a pris beaucoup de retard dans le redressement de ses comptes, souligne le rapport. En 2025, l’objectif initialement affiché d’un ajustement de 1,1 point de produit intérieur brut (PIB), partagé entre 40 milliards d’euros d’économies et 20 milliards d’euros de hausses d’impôts, a ainsi débouché sur une réduction du déficit presque trois fois plus modeste (0,4 point). Cette amélioration est en outre « quasi exclusivement imputable aux hausses d’impôts », pour un montant d’environ 23 milliards d’euros, souligne le rapport.
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